sophistique

nature
adj
diction
[sɔfistik] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
sophisme

Sens et définitions

Adjectif 3

  1. Qui concerne les sophistes antiques.
    • Philosophie sophistique.
  2. Qui est de la nature du sophisme, qui contient des sophismes.
    • Je vis à sa honte et à sa tristesse qu’il était bien inutile de rétorquer les arguments sophistiques de son désordre. George Sand, Leone Leoni, 1835
  3. Qui fait usage du sophisme.
    • Le caractère sophistique de tous ces empereurs philosophes et rhéteurs tient à leurs liaisons avec la Gaule, au moins autant qu’à leur prédilection pour la Grèce. :Modèle:Citation/Jules Michelet/Histoire de France/1880

Nom 2

  1. L’art des sophistes antiques.
    • Une histoire de la sophistique.
  2. figuré Argumentation basée sur des sophismes ; argument de sophiste.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de sophistiquer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de sophistiquer.
    • Sans doute, disent-ils, de nos jours, on fignole, on raffine, on sophistique mais on ne fait jamais que talmudiser. Jean Daniel, La blessure, 2014
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de sophistiquer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de sophistiquer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de sophistiquer.

Citation

Celui qui use d'un langage sophistique est digne de haine : il sera pauvre et vide de tout
Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastiq. XXXVII, 23

Origine du mot

Du latin sophisticus et, pour le nom, de sophistice (« art du sophiste »).

Dans le dictionnaire latin : sophisticus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

SOPHISTIQUE adj. (so-fi-sti-k')

1 Qui tient du sophisme. encore relevé aujourd’hui

  • Celui qui use d'un langage sophistique est digne de haine : il sera pauvre et vide de tout — SACI, Bible, Ecclésiastiq. XXXVII, 23
  • Cydias, après avoir toussé, relevé sa manchette, étendu la main et ouvert les doigts, débite gravement ses pensées quintessenciées et ses raisonnements sophistiques — LA BRUY., V
1 autre citation
  • L'incertitude éternelle, l'embarras sophistique, l'obscurité inutile et quelquefois affectée de la philosophie des écoles aidèrent encore à lui faire goûter la clarté des vérités géométriques — FONTEN., Varignon.

Fig.

  • De piquants entremets, sophistiques denrées, Qui font à l'appétit survivre encor le goût — LAMOTTE, Fables, III, 18

2 Qui est porté au sophisme. encore relevé aujourd’hui

  • Des querelles furent excitées par les disputes interminables, nées de l'esprit sophistique des Grecs — VOLT., Mœurs, 54

3 S. f. Partie de la logique qui traite de la réfutation des sophismes.

L'art des sophistes.

Historique

XIIIe s.

  • Garde que tes paroles ne soient sophistiques, c'est à dire qu'il n'i ait desouz mal engin por decevoir — BRUN. LATINI, Trésor, p. 357

XIVe s.

  • Une raison sophistique qui nie et conclude faulz — ORESME, Éth. 194
  • Laisse soufleurs et sophistiques, Et leurs euvres diaboliques — Nat. à l'alch. err. 1051

XVe s.

  • Il n'est paintre, tant soit subtil, Qui sceüst la flour d'un courtil à droit seulement contrefaire, Ainsi que vous le sçavez faire Naturelment, dame nature ; Il vont près de la pourtraiture, Et la font comme sophistique — E. DESCH., Poésies mss. f° 480

XVIe s.

  • Les dialecticiens tiennent que l'argument est sophistique, quand il y a une amphibologie en icelui — DES ACCORDS, Bigarrures, Entends-trois.
Étymologie

Lat. sophisticus, de σοφιστιϰός (voy. SOPHISTE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sophistique » du Wiktionnaire.

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