sornette
- nature
- nom féminin
- diction
- [sɔʁnɛt] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
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Propos frivole, bagatelle.
- LA LÉZARDIÈRE.- Allons, mon cher, laissons là nos perruques et toutes ces sornettes. Louis-Emile Vanderburch, Henri IV en famille, Paris, Bocquet et Cie, 1828, page 6
-
Surnom ; sobriquet.
- […] Tous ces hommes d'ailleurs, (…) parmi lesquels se recrutait une main-d'œuvre occasionnelle, avaient ainsi leur sobriquet, leur sornette comme on dit en Sologne. Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, chapitre 1, réédition Le Livre de Poche, page 19
Citation
Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut, C'est de vous voir au ciel élever des sornettes Que vous désavoueriez si vous les aviez faites
Origine du mot
Du moyen français sorne (« plaisanterie »).
1873 — le Littré
SORNETTE s. f. (sor-nè-t')
Discours frivole, bagatelle. encore relevé aujourd’hui
- Un esprit fécond en sornettes — RÉGNIER, Épît. III
- Sans ce maudit honneur, ce conteur de sornettes — ID., Sat. VI
5 autres citations
- Tous deux gens sots, tous deux gens à sornettes — LA FONT., Rémois.
- Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut, C'est de vous voir au ciel élever des sornettes Que vous désavoueriez si vous les aviez faites — MOL., Femm. sav. IV, 2
- Il me détourne de mes livres sérieux, et, sous prétexte que je me fais mal aux yeux, il me faut écouter des sornettes que je veux oublier — SÉV., 239
- Grand dommage est que ceci soit sornettes — LA BRUY., XIV
- Dès que j'eus bien ou mal rimé quelque sornette, Je me vis tout en même temps Affublé du nom de poëte — CHAUL., Épît. à la Fare, déc. 1703
Historique
XVe s.
- Enfin toutesvoies ils en partirent contens l'ung de l'autre et bras à bras comme deux freres, rians et faisans leurs sornes du roy qui ainsi les avoit appointié — G. CHAST., Chron. des ducs de Bourg. I, 34
- Il tira à part le suppliant et lui dist que, s'il vouloit venir devers le soir, qu'il verroit une bonne sournette ou esbattement — DU CANGE, subsannatio.
2 autres citations
- Adonc furent les neuf roynes moult resveillées, qui donnoient les sornettes à leurs marys [s'en moquaient], porce que le chevalier doré les avoit ainsi abbatus — Perceforest, t. III, f° 110
- Je luy envoye ces sornettes, Pour soy desennuyer ; combien, S'il veult, face en des alumettes — VILLON, Grand testam. Legs au sénéchal
XVIe s.
- Après souper feurent jouées plusieurs farces, comedies, sornettes plaisantes — RAB., IV, 52
Étymologie
Bourg. sornôtte ; Berry, sornette, sobriquet : il s'appelle un tel, mais sa sornette est gueule fraîche. C'est le dimin. de l'anc. franç. sorne, qui a le même sens ; il y avait aussi un verbe sorner, dire des sornettes. Diez tire sorne du celtique : kimry, swrn, bagatelle. Il y a aussi un autre sorne qui signifie obscurité ; il ne paraît pas tenir à celui-ci. Enfin sorne, scorie, y doit-il être rattaché ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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