alentir
- nature
- verbe
- diction
- [alɑ̃tiʁ]
Sens et définitions
verbe 1
- (Vieilli sauf en acadie) Rendre plus lent
Origine du mot
À et lent ; provenç. alentar et alentir. Dans l'ancien français il y avait aussi les deux formes alentir et alenter. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ALENTIR (a-lan-tir)
1 V. a. Rendre plus lent. encore relevé aujourd’hui
- Votre passion alentissant son cours — MOL., l'Étour. IV, 5
- Un exemple si lâche alentit leur ardeur — MAIRET, Mort d'Asdr. IV, 3
2 V. n.
- Et laissant alentir les flammes légitimes — QUINAULT, Mort de Cyrus, IV, 4
3 S'alentir, v. réfl.
- La fureur s'alentit par le retardement — ROTR., Antig. IV, 3
- [J'avais vu] De César irrité le courroux s'alentir — ID., St. Genest, IV, 2
1 autre citation
- [Il] ne sent pas que par là son ardeur s'alentit — MAIRET, Soph. II, 4
Mot très bon, employé par Corneille, Molière et Rotrou.
Historique
XIIIe s.
- Les fenestres [ils] ouvrirent, ne sont pas alenti — Berte, LXXXIV
- Des nouviaus chevaliers nuls ne s'en alenti — ib. CVIII
1 autre citation
- Tout ce dist il, mais il menti ; N'onques por ce ne s'alenti De ma grant honte porchacier — Ren. 8330
XIVe s.
- Bertran s'en vint à li, et si l'ala saisir, Et li dit doucement : " à pié puissiez venir ; Il vous faut remonter sans point de l'alentir " — Guesclin, 8850
XVe s.
- Dame, j'i vois [vais] sans alentir ; Ne tarderay ne pas une heure — la Nativité de N. S. J. C
XVIe s.
- Nouveau Sylvain j'alenterois l'ardeur Du feu qui m'ard d'une flamme trop vive — RONS., 78
- Mais la fievre d'amours Qui me tourmente, Demeure en moy tousjours Et ne s'alente — ib. 459
6 autres citations
- Plus je m'efforce alenter son ardeur, Plus d'aiguillons elle me lance au cœur — ib. 643
- Il fut resolu à Blois de traiter une paix, ou à bon escient ou pour alentir les desseins des refformez — D'AUB., Hist. II, 268
- J'en treuve qui se mettent inconsideréement et furieusement en lice, et s'alentissent en la course — MONT., IV, 168
- Leurs forces s'estoient plus alenties et diminuées par cinq ou six ans de paix que par dix ans de guerre ouverte — Satire Mén. p. 132
- Car l'arc tendu trop violentement Ou s'alentit ou se rompt vivement — RONSARD, 115
- Pour rompre et alentir un peu l'impetuosité du fil de l'eau — AMYOT, César, 30
Étymologie
À et lent ; provenç. alentar et alentir. Dans l'ancien français il y avait aussi les deux formes alentir et alenter.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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