averti
- nature
- adj masculin
- diction
- [avɛʁti] · 3 syllabes
- usage
- 16 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 4
-
Qui est informé, prévenu.
- Nous voici devisant avec des Montalbanais de toutes sortes, gens fins et subtils, très avertis du fléau dont nous recherchons les causes, […]. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
-
Qui se tient sur ses gardes.
- Les acteurs institutionnels précités en concluent qu’acquérir des bitcoins est particulièrement dangereux, notamment pour les consommateurs non avertis qui risquent de perdre toute leur mise. Le bitcoin et le droit : problématiques de qualification, enjeux de régulation, Amaury Perrin, pages 84 à 93, Gestion & Finances Publiques 2019/1 (N° 1), 2019
2 emplois spécialisés
- Vocabulaire général Qui connaît bien, qui est au courant de la question.
- Organisation sociale Se dit de l'enfant qu'on a mis en garde contre les dangers de la rue.
Nom 1
- vieilli Avis.
Formes fléchies 1
- Participe passé masculin singulier de avertir.
Citation
Osmin était mal averti, Et depuis son départ cet esclave est parti
1873 — le Littré
AVERTI, IE part. passé. (a-vèr-ti, tie)
Averti par ses amis de la disgrâce qui le menaçait. Averti de se tenir sur ses gardes.
- Anne avertie de loin par un mal aussi cruel qu'irremédiable — BOSSUET, Marie-Thér.
- D'un grand événement je me vois avertie — VOLT., Sémir. I, 5
1 autre citation
- Soyez averti Qu'on se rend criminel à prendre son parti — CORN., Cid, II, 7
Être bien averti, être bien informé, avoir de bons renseignements.
- Osmin était mal averti, Et depuis son départ cet esclave est parti — RAC., Baj. IV, 3
Se tenir pour averti, être sur ses gardes.
Terme de manége. Un pas averti, est celui d'un cheval qui marche un pas réglé et méthodique, suivant les leçons qu'il a reçues.
Supplément au dictionnaire
AVERTI. Ajoutez : - REM. M. Éman Martin, Courrier de Vaugelas, 1er déc. 1874, p. 132, observe que la 1re édition du Dict. de l'Académie, 1694, porte : Un adverty en vaut deux ; que la seconde, 1718, a : Un averti, un bon averti en vaut deux ; que cette double forme s'est maintenue dans les trois suivantes ; mais que dans la sixième, 1835, il n'y avait plus que : Un bon averti en vaut deux. D'après cet historique, M. Martin conclut que la vraie forme est l'ancienne : Un averti en vaut deux ; et que l'addition de bon, qui n'ajoute rien au sens, en gâte le caractère proverbial. Il a raison.
Historique
XIIIe s.
- Il [Guillaume le Bâtard], k'avertiz [prudent] fu e vaillanz, Sa gent rappele e amoneste — Édouard le Confesseur, V. 4572
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « averti » du Wiktionnaire.