bailli
- nature
- nom masculin
- diction
- [baji] · 2 syllabes
- attesté
- 1101
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, revêtu d’une dignité qui le mettait au-dessus des commandeurs et qui lui donnait le privilège de porter la grand-croix.
- Le bailli de Suffren.
1 emploi spécialisé
-
Droit
Officier royal ou seigneurial, au nom duquel la justice se rendait dans l’étendue d’une certaine juridiction (baillie) où il exerce par délégation un pouvoir administratif et militaire, et surtout des attributions judiciaires.
- Peu à peu le maître et le bailli sentaient monter en eux un malaise, leurs phrases se mitaient de silences, bientôt ils se turent en s’entre-regardant. Diane Meur, Les Vivants et les Ombres, Sabine Wespieser éditeur, 2007, chapitre I-17
Citation
M. de Rohan fut prié d'ordonner à ses baillis de former un procès bon ou mauvais à l'avocat général
Origine du mot
De l’ancien français baillif,dérivé de bail (« gouverneur »), avec le suffixe -if ou de baillir ; c’est un ancien adjectif pris substantivement.
1873 — le Littré
BAILLI s. m. (ba-lli, ll mouillées, et non ba-yi ; l'a est bref)
1 Officier royal d'épée qui rendait la justice dans un certain ressort, et avait droit de commander la noblesse quand elle était convoquée pour l'arrière-ban. encore relevé aujourd’hui
2 Officier royal de robe longue qui rendait la justice dans l'étendue d'un certain ressort, et dont les appellations ressortissaient immédiatement au parlement. encore relevé aujourd’hui
3 Officier de robe qui rendait la justice au nom d'un seigneur.
- M. de Rohan fut prié d'ordonner à ses baillis de former un procès bon ou mauvais à l'avocat général — SAINT-SIMON, 21, 245
4 Dans l'ordre de Malte, chevalier dont la dignité était au-dessus de celle de commandeur.
5 En Allemagne et en Suisse, magistrat.
Historique
XIIe s.
- Li rois qui d'Espaigne ert [était] baillis — Ronc. p. 21
- Vous retiendrez la chartre et cist vostre baillif — Sax. XXIV
XIIIe s.
- Et là où ils trovoient les Frans qui bailli estoient des terres, si les ocioient — VILLEH., CXXXVII
- Si vos dirons de Henri, le bailli de Costentinoble — ID., CLI
1 autre citation
- Biaus dons soustiennent maint bailli Qui fussent ore mal bailli — la Rose, 8271
XVIe s.
- Gardiens et baillistres sont tenus faire visiter les lieux dont ils jouissent, afin de les rendre en bon estat — LOYSEL, 185
Étymologie
Provenç. bailieus. Baillif, qui est l'ancienne forme, est un adjectif pris substantivement, et formé du verbe baillir (le même que bailler), tenir, gouverner.
Supplément au dictionnaire
BAILLI. Ajoutez :
6 Le premier magistrat civil de chacune des deux îles de Jersey et de Guernesey, nommé par la couronne, président de la cour royale et des états. À Guernesey on écrit ordinairement baillif.
Lieutenant-bailli ou lieutenant-baillif, suppléant du bailli, nommé par lui, généralement parmi les membres de la cour royale.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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