officier
- nature
- nom masculin
- diction
- [ofisje] · 3 syllabes
- attesté
- 1286
- usage
- 71 par million de mots
Sens et définitions
Nom 8
-
Celui qui a un office, qui remplit une charge, qui occupe un emploi civil.
- Un officier de justice.
-
Dignitaire d’un degré déterminé de certains ordres.
- Officier du mérite agricole.
6 emplois spécialisés
-
Histoire
vieilli Serviteur de grande maison ayant soin de la table et de l’office.
- Derrière les hallebardiers, quatre officiers de la bouche portant une table. Derrière la table, quatre autres hallebardiers. Les officiers de la bouche déposèrent la table au milieu du cabinet. Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » nᵒ 31, 1907
-
Militaire
Celui qui, revêtu de tel ou tel grade, exerce le commandement afférent à ce grade, dans l’armée.
- Une autre femme officier regarde, un peu à l’écart. Marguerite Duras, La douleur, P.O.L., page 25
-
Militaire
Celui qui a reçu une commission, ou parchemin, d’officier accordé par le souverain pour exercer des fonctions de commandement au sein d’une armée.
- La commission d'officier est un document officiel et unique qui donne à tous les officiers commissionnés une preuve tangible d’une commission au sein des FC (Forces canadiennes), accordée par la Souveraine et le GdC (gouvernement du Canada).
- Généralités Personne chargée des diverses tâches à exécuter dans l'office (préparation des thés et des cafés, de plateaux de fromages, des sandwiches, etc.).
- Forces terrestres Personne qui est titulaire d'une commission d'officier de Sa Majesté dans les Forces canadiennes, élève-officier dans les Forces canadiennes, et légalement affectée en cette qualité aux Forces canadiennes ou détachée à ce titre auprès de celles-ci.
- Pilotage des navires Personne d'un grade qui l'habilite à exercer des fonctions de responsabilité et de commandement dans les marines de guerre, de commerce ou de pêche.
Verbe 2
-
Célébrer l’office divin à l’église.
- Vous savez que j'appartiens à la communion évangélique, de même que ma fiancée ; or, notre ministre, qui demeure à une trentaine de lieues, est perclus de la goutte, et j'ai osé espérer que vous voudriez bien officier à sa place. Prosper Mérimée, Lokis, 1869
-
figuré Pratiquer une activité professionnelle.
- Bien sûr, Manolete officiait en personne. Georges Arnaud, Le salaire de la Peur, 1950
Citation
Que je suis ravi d'aise, quand je considère Jésus-Christ, notre sacrificateur éternel officiant devant cet autel éternel [dans le ciel] où notre Dieu se fait adorer !
Origine du mot
(Nom commun) Du moyen français officier, du latin médiéval officiarius.
(Verbe) Du moyen français officier, du latin médiéval officiare.
Dans le dictionnaire latin : officiarius
1873 — le Littré
OFFICIER1 v. n. (o-fi-si-é)
, j'officiais, nous officiions, vous officiiez ; que j'officie, que nous officiions, que vous officiiez
1 Faire l'office divin à l'église. encore relevé aujourd’hui
- Il convient que vous n'officiiez pas au service de feu M. l'archevêque — MAINTEN., Lett. au card. de Noailles, 15 nov. 1695
Fig.
- Que je suis ravi d'aise, quand je considère Jésus-Christ, notre sacrificateur éternel officiant devant cet autel éternel [dans le ciel] où notre Dieu se fait adorer ! — BOSSUET, Serm. Ascens. 3
Fig. Il a toujours l'air d'officier, se dit d'un homme qui prend des airs solennels et imposants.
2Fig. et familièrement. Il officie bien à table se dit d'un homme qui mange et boit largement.
Historique
XIVe s.
- Tous autres officiers servans et officians continuelement en nos dittes receptes — DU CANGE, officiare.
XVe s.
- Icellui suppliant respondit audit sergent qu'il n'estoit pas heure de officier, pour ce qu'il estoit nuit — ID., ib.
XVIe s.
- Monsieur le curé, je ne sais pas où vous avez apprins à officier — DESPER., Contes, XXX
Étymologie
Office 1.
Supplément au dictionnaire
1. OFFICIER. - HIST. Ajoutez : XIIIe s.
- Comment li prevoz officie — PRIORAT, Végèce, Bibl. des ch. année 1875, p. 135
OFFICIER2 s. m. (o-fi-sié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des o-fi-sié-z habiles)
1 Celui qui a un office, une charge, un emploi. Officier de police, de justice. Les officiers municipaux Le directeur, le chancelier et le secrétaire perpétuel de l'Académie française sont les officiers de cette compagnie. encore relevé aujourd’hui
- Cette fille, appelée Thérèse Levasseur, était de bonne famille ; son père était officier de la monnaie d'Orléans, sa mère était marchande — J. J. ROUSS., Conf. VII
- Tout le gibier et toute la volaille arrivent à la Vallée ; il y a des officiers de volaille, tout comme des officiers de marée ; le cornet attaché au dessous du ventre, la plume sous la perruque, ils couchent par écrit la moindre mauviette ; un lapereau a son extrait mortuaire en bonne forme avec la date du jour — MERCIER, Tabl. de Paris, Quai de la Vallée.
Fig.
- La dîme est une contribution destinée à cette partie du service public qui concerne les ministres des autels ; c'est le subside avec lequel la nation salarie les officiers de morale et d'instruction — MIRAB., Collect. t. II, p. 12
Officiers de paix, nom que l'assemblée nationale donna à 24 employés du tribunal municipal créé en 1791 ; ils faisaient à peu près les fonctions d'huissiers près les juges de paix.
Officiers de l'église, les employés laïques, tels que les sacristains, chantres, suisses, bedeaux, etc.
- Le vigilant Girot court à lui [le chantre de la Sainte Chapelle] le premier ; C'est d'un maître si saint le plus digne officier ; La porte dans le chœur à sa garde est commise — BOILEAU, Lutr. IV
2 Grands officiers de la couronne, dans l'ancienne monarchie, le connétable, l'amiral, le chancelier, le grand écuyer, etc. ; ils portaient primitivement le titre d'officiers de la maison du roi.
- Le duc est grand vassal, le pair est grand officier — SAINT-SIMON, 300, 124
- Anselme, moine augustin, le premier qui ait fait une histoire généalogique des grands officiers de la couronne, continuée et augmentée par du Fourni, auditeur des comptes — VOLT., L. XIV, Écrivains, Anselme.
2 autres citations
- On a une notion très vague de ce qui constitue les grands officiers ; on s'imagine que ce sont ceux à qui leur charge donne le titre de grand, comme grand écuyer, grand échanson ; mais le connétable, les maréchaux, le chancelier sont grands officiers, et n'ont point ce titre de grand, et d'autres qui l'ont ne sont point réputés grands officiers — ID., ib.
- On tint cour plénière à l'hôtel Saint-Paul, et le roi donna des robes ou livrées à tous ses officiers petits et grands — MARCHANGY, Tristan le voyageur, ch. LXVIII
Grands officiers de l'ancien empire d'Allemagne, les électeurs de l'empire germanique.
3 Celui qui a obtenu quelque charge selon les formes prescrites. Les officiers ministériels. encore relevé aujourd’hui
4 Homme de guerre qui a un grade, un commandement. Un officier en retraite. Officier d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie. Officier de la garde nationale. Officier au 4e régiment de ligne. encore relevé aujourd’hui
- Lorsqu'occupé d'un côté, il envoie reconnaître l'autre, le diligent officier qui porte ses ordres s'étonne d'être prévenu, et trouve déjà tout ranimé par la présence du prince — BOSSUET, Louis de Bourbon.
- Elle ramasse quelques vaisseaux qu'elle charge d'officiers et de munitions, et repasse enfin en Angleterre — ID., Reine d'Anglet.
4 autres citations
- Contraint de racheter sa liberté, après une longue prison, durant les guerres d'Allemagne, il employa et son argent et son crédit, pour ramener les officiers qu'abandonnaient à leur triste captivité l'indigence ou l'avarice de leurs familles — FLÉCH., Duc de Mont.
- Sévère et dur à lui-même, et partageant avec les moindres officiers ses biens par libéralité et leurs fatigues par constance — ID., ib.
- Tel court au feu avec intrépidité, qui ne laisse pas d'être un très mauvais officier — J. J. ROUSS., Disc. rétabl. des scienc.
- Le cheval n'était pas permis aux officiers d'infanterie ; souvent les généraux faisaient à pied les mêmes journées que leurs troupes — ID., Lett. à d'Alemb.
Officiers proprement dits, les sous-lieutenants, les lieutenants et les capitaines.
Officier de compagnie et officier de corps, se dit des officiers attachés à un régiment, par opposition aux officiers d'état-major.
Officiers supérieurs, les officiers d'un grade élevé, tels que colonels et généraux.
Officiers généraux, ceux dont le commandement n'est pas restreint à une seule compagnie, à un seul régiment ; tels sont les maréchaux de France, les généraux de division et les généraux de brigade. Un officier général.
Bas officier, se dit quelquefois pour sous-officier.
- Les bas officiers ou ceux qui l'ont été, qu'on appelle à présent officiers de fortune, s'accommodent mal avec les officiers de naissance ; et ce n'est pas d'aujourd'hui ; de fait, il m'en souvient, ce furent les bas officiers qui firent la révolution autrefois — P. L. COUR., 1re lett. particulière.
Officier major, nom que l'on donnait autrefois aux majors de place et de régiment.
5 Officiers de l'ordre de la Légion d'honneur, titulaires du grade immédiatement supérieur à celui de chevalier ; ils portent la croix d'or attachée à un ruban noué en rosette.
6 Dans la marine, officier de garde, officier qui, dans un port ou une rade, et pendant la durée d'une garde, commande le bâtiment ; il veille sur tout ce qui intéresse le navire et son équipage. encore relevé aujourd’hui
Officier de quart, officier qui, pendant la durée d'un quart, a, sous la responsabilité du capitaine, le commandement du bâtiment.
Officier de prise, officier détaché du bâtiment capteur sur le navire pris, pour le commander.
Officier chargé du détail, officier qui est chargé de tout le détail du service d'un bâtiment.
Officiers auxiliaires, officiers de la marine marchande appelés à servir sur les bâtiments de l'État avec le rang d'officier militaire, quand les cadres de l'état-major de la flotte se trouvent insuffisants.
Officiers mariniers, nom donné aux maîtres de tous les services ; l'ensemble des officiers mariniers forme la maistrance.
Officiers-marchands, nom donné à ceux qui commandent les navires du commerce.
Outre les officiers militaires ou officiers de marine, la marine a des officiers civils (administrateurs) et des officiers de santé (chirurgiens et médecins) que leur position a fait assimiler aux officiers de marine pour le rang et les honneurs.
Autrefois, dans la marine, toute personne ayant un emploi ou office, et n'étant ni matelot proprement dit ni soldat, avait le nom et la qualité d'officier.
Aujourd'hui, il n'y a plus d'officiers que les officiers généraux, les capitaines de vaisseau, les capitaines de frégate, les lieutenants et les enseignes de vaisseau.
Officiers subalternes, anciennement, les lieutenants et les enseignes, inférieurs au lieutenant en pied et à l'enseigne à pied qui comptaient parmi les officiers majors ; aujourd'hui, les lieutenants et les enseignes par rapport aux capitaines de vaisseau et aux capitaines de frégate qui sont rangés parmi les officiers supérieurs.
Anciennement, officiers majors, le capitaine, le lieutenant et l'enseigne de vaisseau.
Officiers de plume, nom par lequel on désignait, dans l'ancienne marine, tout le corps des administrateurs.
Officier-matelot, nom que l'on donnait à un officier roturier, habile au métier de la mer.
Officier bleu, nom anciennement donné aux officiers auxiliaires, à cause qu'ils étaient autorisés à porter le petit uniforme de la marine, qui était bleu.
7 Nom donné, dans les grandes maisons, et surtout dans les maisons des princes, à des personnes qui y remplissaient quelque emploi important ; il était à peu près synonyme de domestique (voy. DOMESTIQUE, n° 8). encore relevé aujourd’hui
- C'était [Voiture] un Parisien, homme d'esprit et de bonnes lettres, qui était officier de M. le duc d'Orléans — GUI PATIN, Lettres, t. II, p. 559
- En voici un [cas] assez nouveau ; c'est celui du soufflet de Compiègne.... vous savez, mes pères, qu'il est si rare que des jésuites donnent des soufflets aux officiers de la maison du roi, qu'il n'y avait pas à craindre qu'un meurtre en cette occasion en eût tiré beaucoup d'autres en conséquence — PASC., Prov. XII
2 autres citations
- Montaigne nous a fait inutilement avertir qu'il avait un page, qui est un officier assez inutile en la maison d'un gentilhomme de six mille livres de rente — PORT-ROYAL, Logique, 3e part. dans RICHELET
- Elle n'est point accoutumée à tous ces différents officiers qu'elle a présentement, et elle n'a pas encore bien pu apprendre à distinguer leurs fonctions — FONTEN., Lett. gal. 2e part. lett. 31
8 Plus particulièrement, dans une grande maison, domestique qui a soin de l'office. encore relevé aujourd’hui
- Le cuisinier de M. le cardinal de Retz ne le quitte point, ni son officier — SÉV., 26 juin 1675
- Vous gronderez mal à propos un officier, si vous voulez qu'il ait dressé un fruit plus promptement qu'il n'est possible — FÉN., t. XVII, p. 95
Au plur. Officiers comprend le cuisinier et le maître d'hôtel. Il est bien servi, il a de bons officiers.
Chez le roi, officiers de bouche, ceux qui travaillaient pour la table du roi.
Officiers du gobelet, ceux qui étaient chargés de fournir le vin pour la table du roi.
Officiers du commun, tous ceux qui travaillaient pour les autres tables de la maison du roi.
9 Officier de santé, se disait, autrefois, des médecins, chirurgiens, apothicaires qui servaient chez le roi et chez Monsieur.
Aujourd'hui, médecin d'un rang au-dessous de celui de docteur en médecine.
10Terme de pêche. Un des noms du lieu (voy. LIEU 2).
Historique
XIVe s.
- Nos officiers fiesvés, qui ont aucune juridiction ou cognoissance de cause en notre dite ville de Paris, comme le connestable, chamberier, le pannetier et le bouteiller de France et autres officiers fiesvez — DU CANGE, officium.
- N'y ara si petit varlet ne officier, Qu'à trois chevaux ne puist en France repairier — Guesclin. 17202-17213
XVe s.
- Furent par les officiers d'armes [hérauts] signifiés grands seigneurs, capitaines et nobles hommes, à ce qu'un chacun d'eux se missent, selon leurs estats, bien en poinct — MATH. DE COUCY, Hist. de Charles VII, p. 591, dans LACURNE.
XVIe s.
- Si le creancier dirige son execution sur des biens meubles et cate IX, l'officier [sergent ou huissier] est tenu, après la sommation, d'enlever lesdits effets et les vendre à l'enchere — Nouv. coust. gén. t. I, p. 680
Étymologie
Office 1 ; provenç et cat. officier.
Supplément au dictionnaire
2. OFFICIER.
4 Ajoutez :
Officiers supérieurs, les officiers d'un grade intermédiaire entre général et capitaine, tel que chef de bataillon, lieutenant-colonel et colonel.
Officiers généraux.... tels sont les géneraux de division et les généraux de brigade. Un officier général.
11Fig. Ministres, serviteurs.
- Les arts sont officiers, c'est à eux de faire ce qui dépend de leur charge — MALH., Lexique, éd. L. Lalanne.
12
- Nom, dans les cafés de Paris, du garçon attaché à l'office — Gaz. des Trib. 14 juill. 1877, p. 483, 3e col.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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