coco
- nature
- nom
- diction
- [koko] · 2 syllabes
- attesté
- 1525
- usage
- 13 par million de mots
Sens et définitions
Nom 14
-
Désigne la noix de coco elle même, fruit du cocotier, et/ou le contenant comestible (albumen) de cette noix.
- Gâteau à la coco et au chocolat Milka®. Juliette Lalbaltry, Gâteaux de Mamie avec Cake Factory, éd. Dessain et Tolra, 2023.
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Fibres provenant de la partie ligneuse de la noix de coco, on la nomme aussi caire ou coir.
- Tapis coco partout, tapisserie, lino à coller dans la cuisine et salle-de-bains... Anka , Tout était écrit mais je ne savais pas lire, éd. Publibook, 2009
-
Cocotier.
- Tabatière en bois de coco.
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familier Tête.
- Ça te chatouille, les belles frusques, ça te monte le coco. Émile Zola, L'Assommoir, 1877
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familier Estomac, ventre.
- « Arrêtez-vous, dit le jeune homme. Il a maintenant cinquante centigrammes de calomel dans le coco. On va voir. » Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 67
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vieilli Nom donné à l’œuf par les enfants.
- Mange ton coco, mon chéri.
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vieilli Boisson faite avec de l’eau et du bois de réglisse.
- Une marchande de coco servait sa boisson dans un godet accroché par une ficelle à son tricycle. Daniel Boulanger, Le jardin d'Armide, 1969, réédition Le Livre de Poche, 1980, pages 144-145
-
vieilli Eau-de-vie, vin médiocre.
absent du Littré
- On nous verse à pleins verres du coco clairet. Huysmans, Les Soirées de Médan, Sac au dos, 1880
-
argot Carburant.
- Ensuite, je ne lui ai donné que trois ou quatre litres de coco, et sa bagnole bouffe dix-douze litres aux cent, c'est-à-dire que dans cinquante bornes nous serons aussi débarrassés de lui s'il s'avisait de nous faire la courette. Michel Lebrun, Autoroute, Éditions French Pulp, 2014, chapitre 15
-
Nom affectueux ou plaisant donné à une personne de son entourage.
- Au revoir, mon petit coco. Léon Frapié, La croix, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 31
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familier Interpellation péjorative ou méprisante.
- Angèle. — Hein ? Robineau ?… Ah ! bien ! Parlons-en, de lui ! C’est un joli coco ! Georges Feydeau, Le Système Ribadier, 1892, acte I, scène 8
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argot Cocaïne, et tout autre stupéfiant.
absent du Littré
- Le champagne coula à flots, d’autres alcools aussi. Je vis même passer un peu de coco dans le groupe des fascistes. Jean-Baptiste Andrea, Veiller sur elle, L’Iconoclaste, 2023
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Haricot de petite taille, presque sphériques.
- Vous pouvez bien sûr faire cette recette en cuisinant des cocos de Paimpol demi-secs. Nathalie Beauvais, Bretagne, éditions Hachette, 2015
1 emploi spécialisé
-
Communisme
familier Communiste.
- Un tiers de cocos, un tiers de juifs, un tiers de trafiquants. Pierre Assouline, Lutetia, Folio, 2006, page 223
Adjectif 1
-
familier Démodé ; ringard.
- « Dans la pratique, dit-il, tu vas trouver mon programme simplet et même un peu coco. Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 119
Citation
Le soleil ne sait pas sur leurs arbres profanes Mûrir le doux coco, les meilleures bananes
Origine du mot
Via l’italien cocco et l’espagnol coco, du portugais coco qui désigne à l’origine un croquemitaine, à cause de l’aspect de la noix de coco qui présente trois trous la faisant ressembler à une tête humaine effrayante.
1873 — le Littré
COCO1 s. m. (ko-ko)
1 Le fruit du cocotier. Le coco fournit un lait et une amande fort agréables au goût.
- Le soleil ne sait pas sur leurs arbres profanes Mûrir le doux coco, les meilleures bananes — A. CHÉN., 228
Coco de mer, nom donné à deux fruits très différents, dont l'un, très gros, provient de la lodoïcée des Séchelles, et l'autre, le petit coco de mer, vient d'un arbre dont on ignore le pays, le fruit seul en étant connu.
2 Ouvrage fait de l'enveloppe du coco. Une tasse de coco. non relevé aujourd’hui
Étymologie
Angl. cocoa.
COCO2 s. m. (ko-ko)
1 Terme de caresse qu'on adresse aux enfants et aux jeunes gens. Fais cela, mon coco. Quel grand coco !
2 Terme familier de moquerie appliqué aux hommes et presque toujours ironiquement. C'est un fameux coco, un joli coco, c'est-à-dire c'est un imbécile, c'est un homme très laid. Voilà un drôle de coco, par exemple.
3Terme enfantin. Un coco, un œuf, et aussi un soulier d'enfant. Des cocos verts. Une paire de jolis cocos.
4 Terme d'encouragement qui se dit quelquefois à un cheval. Hue, coco !
Étymologie
Ce qui paraît le plus probable, c'est que coco est pour cocot et un diminutif de coq.
Supplément au dictionnaire
2. COCO. Ajoutez :
5 Gros haricot rond très farineux.
- On cote : haricots flageolets, l'hectolitre et demi, de 70 à 80 francs ; nains étrangers, de 36 à 38 francs ;... cocos blancs, de 43 à 45 francs ; cocos roses, de 46 à 48 francs — Journ. offic. 28 oct. 1872, p. 6715, 1re col.
COCO3 s. m. (koko)
Boisson faite d'une infusion de bois de réglisse, et que l'on détaille en été dans les promenades publiques, surtout aux enfants.
Autrefois, eau-de-vie, bran-de-vin. Boire du coco. Elle lui fit payer du coco, Cabinet satyrique, dans LEROUX, Dict. comique, qui dit que c'est un mot parisien.
Étymologie
Peut-être l'eau-de-vie a-t-elle été ainsi dite par l'application du terme de caresse (voy. COCO 2) qu'on emploie avec les petits enfants.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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