converse
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɔ̃vɛʁs] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
familier Conversation.
- J’ai entamé la converse. Jo Barnais, Tornade chez les flambeurs, Gallimard, 1956, page 11
2 emplois spécialisés
-
Logique
Proposition converse : proposition sur laquelle on opère la conversion, c’est-à-dire dont on change l’attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu’elle cesse d’être vraie.
- Nulle pierre n’est homme devient ainsi : Nul homme n’est pierre. La première de ces deux propositions est la converse Littré
-
Religion
Moniale responsable des travaux manuels.
- Presque aussitôt, l’unique vantail s’ouvrit : une petite converse maigre, vêtue de noir, coiffée d’un béguin blanc, et qui avait autant l’air d’une ménagère de campagne que d’une moniale, parut sur le seuil. Marcel Prévost, La Retraite ardente, 1927
Formes fléchies 6
- Féminin singulier de convers.
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe converser.
Citation
Les grands hommes sont mes rois ; mais la converse n'a pas lieu ici ; les rois ne sont pas mes grands hommes
Origine du mot
Provenç. conversa, rebours, contraire ; du latin conversus, retourné (voy. CONVERTIR). — Littré, 1873
1873 — le Littré
CONVERSE adj. f. (kon-vèr-s')
1Terme de logique. Proposition converse, proposition sur laquelle on opère la conversion, c'est-à-dire dont on change l'attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu'elle cesse d'être vraie. Nulle pierre n'est homme devient ainsi : Nul homme n'est pierre. La première de ces deux propositions est la converse. encore relevé aujourd’hui
Substantivement. Une converse.
2 En un autre sens, en dehors du langage technique, la proposition qui résulte de la conversion.
- Cette proposition a sa converse — BOULAINVILLIERS, Réfut. de Spinoza, p. 266
- Les grands hommes sont mes rois ; mais la converse n'a pas lieu ici ; les rois ne sont pas mes grands hommes — VOLT., Lett. à Maupertuis, 1740
Proposition converse se dit aussi en géométrie.
Historique
XIIIe s.
- Estre humble sans clergie vaut mieux que la converse ; Car quant li uns se drece, li autres tumbe et verse — J. DE MEUNG, Test. 1041
XIVe s.
- Et pour ce fist bien Platon d'enquerir de ces choses, assavoir mon laquelle voye est à tenir ou des principes aux effects, ou la voye converse — ORESME, Eth. V
Étymologie
Provenç. conversa, rebours, contraire ; du latin conversus, retourné (voy. CONVERTIR).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Dérivés
conversement
Domaine
logique religion
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « converse » du Wiktionnaire.