cosaque
- nature
- nom
- diction
- [kozak] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Relatif aux Cosaques, peuple slavophone d’Europe orientale.
- Je ne puis en vouloir aux hommes qui, n’étant pas nés aux confins de la steppe russe d’un mélange de sang juif, cosaque et tartare, avaient de la France une vue beaucoup plus calme et beaucoup plus mesurée. Romain Gary, La promesse de l’aube, Folio
-
figuré Brutal, sans respect particulier pour la manière de le dire ou les personnes.
- Ce silence est, pour tous les êtres attaqués, le seul moyen de triompher : il lasse les charges cosaques des envieux, les sauvages escarmouches des ennemis ; il donne une victoire écrasante et complète. Honoré de Balzac, Pierrette, 1840
-
figuré Rude, solide.
- J’ai voyagé avec le Comte Branicki… C’est un cœur et un estomac cosaque, qui digèrerait du lion et du chameau. Prosper Mérimée, Lettres à M. Panizzi, 1870
Nom 3
- Personne brutale ou rude.
-
familier Forme de langage pour parler d’un russe.
- Éprise à quinze ans d’un des plus grands poètes russes de l’époque,...se remarie en pleine révolution russe avec un officier russe blanc. Elle prend le voile en 1932, sans toutefois jamais divorcer de son cosaque qui restera toujours amoureux d’elle… David Roure, La sainte Marie de Paris, Journal La Croix, page 16, 8 janvier 2015
1 emploi spécialisé
-
Histoire
En Pologne et en Ukraine, puis dans la Russie tsariste et post-tsariste (Union soviétique), cavalier issu de la communauté des Cosaques, appartenant à une unité militaire auxiliaire.
- Surpris, les Français tournèrent bride, mais reprenant l’offensive ils engagèrent avec les cosaques, qu’ils mirent en fuite, un sanglant corps à corps jusque dans les rues du hameau de Jacqueville, puis tranquillement reprirent la route de Fontainebleau. L’invasion à Montereau et aux environs en février 1814, dans Annales de la Société Historique et Archéologique du Gâtinais, Fontainebleau : Maurice Bourges, 1916-1917, vol.33, page 89
Citation
Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque, Vole au signal des trompettes du Nord
Origine du mot
Kasak, en langue kirghise, cavalier ou guerrier. — Littré, 1873
1873 — le Littré
COSAQUE s. m. (ko-za-k')
1 Homme appartenant à un peuple de l'Ukraine qui fournit à la Russie une cavalerie irrégulière.
- Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque, Vole au signal des trompettes du Nord — BÉRANG., Chant du Cosaque.
- L'empereur regardait et souriait, s'avançant toujours et croyant à une terreur panique ; ses aides de camp soupçonnaient des cosaques ; mais ils les voyaient marcher si bien pelotonnés qu'ils en doutaient encore ; et, si ces misérables n'eussent pas hurlé en attaquant, comme ils le font tous pour s'étourdir sur le danger, peut-être que Napoléon ne leur eût pas échappé — SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 3
Fig. et familièrement. Un homme brutal et dur.
2 S. f. La cosaque, sorte de danse imitée de la manière de danser des cosaques non relevé aujourd’hui
Étymologie
Kasak, en langue kirghise, cavalier ou guerrier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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