déprécation
- nature
- nom féminin
- diction
- [depʁekasjɔ̃]
Sens et définitions
Nom 2
- (Rhétorique) Figure oratoire par laquelle on appelle du bien ou du mal sur quelqu’un
- (Religion) Prière faite avec soumission pour obtenir le pardon d’une faute
1873 — le Littré
DÉPRÉCATION s. f. (dé-pré-ka-sion)
1 Prière faite avec soumission pour obtenir le pardon d'une faute. repris par le Wiktionnaire
2Terme de rhétorique. Figure par laquelle on s'interrompt au milieu d'un discours pour demander aux dieux d'écarter un malheur ou un danger. Par exemple dans Phèdre de Racine, IV, 4, Thésée dit : Qu'on appelle mon fils, qu'il vienne se défendre : Qu'il vienne me parler, je suis près de l'entendre. Ne précipite pas tes funestes bienfaits, Neptune.... Ce dernier vers forme une déprécation.
Historique
XIVe s.
- Teles plaintes et teles deprecations font ceulx qui mettent leur estude et leur cure vers teles choses — ORESME, Eth. 124
XVIe s.
- Après les deprecations, oraisons et ceremonies faites par mon dit sieur cardinal — M. DU BELLAY, Mém. t. VI, p. 164, dans LACURNE
Étymologie
Lat. deprecatio, de deprecari, signifiant demander avec prières, détourner par des prières ; de la préposition de, et precari (voy. PRIER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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