damnable
- nature
- adj féminin
- diction
- [danabl] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- damner
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui peut attirer la réprobation, l’exécration.
- Du moment que notre père méprisait la politique, force nous était de croire que la politique était un exercice disgracieux, malpropre et somme toute damnable. Georges Duhamel, Le Notaire du Havre, 1933, réédition Folio, pages 147-148
1 emploi spécialisé
-
Religion
Qui peut attirer la damnation éternelle, qui peut faire mériter les peines de l’enfer.
- Afin que le foudroyé, ayant honte de son damnable état, rentre en soi-même, se repente et fasse toutes les cérémonies nécessaires, toutes les manœuvres requises pour se défoudroyer. Jean-Jacques Altmeyer, Les précurseurs de la réforme aux Pays-bas, volume 1, 1886, page 294
Citation
Or elles [des opinions] ne sont pas damnables, si elles se sont trouvées dans les martyrs, si l'Église les y a vues et les y a tolérées
Origine du mot
Du latin damnabilis → voir damner et -able.
Dans le dictionnaire latin : damnabilis
1873 — le Littré
DAMNABLE adj. (dâ-na-bl')
1 Qui mérite, qui attire la damnation, en parlant des choses. Une opinion, une doctrine damnable. encore relevé aujourd’hui
- Or elles [des opinions] ne sont pas damnables, si elles se sont trouvées dans les martyrs, si l'Église les y a vues et les y a tolérées — BOSSUET, Var. 1er avert. § 23
Qui mérite d'être damné, en parlant des personnes.
- Les faire damnables de cette sorte, c'est sans doute les faire pécheurs, et Luther l'enseigne aussi en termes formels — BOSSUET, Var. 2e avert. § 11
2 Qui mérite la réprobation, abominable. encore relevé aujourd’hui
- Celse dit avec les Juifs que Jésus-Christ avait appris les secrets des Égyptiens, c'est-à-dire la magie, et qu'il voulut s'attribuer la divinité par les merveilles qu'il fit en vertu de cet art damnable — BOSSUET, Hist. II, 12
- Ces damnables exemples — ID., ib. II, 1
6 autres citations
- La passion dominante fut une damnable ambition — BOURD., Myst. Épiph. t. I, p. 123
- Porte, porte aux tyrans tes damnables maximes — CORN., Perthar. II, 3
- Je ne recherche plus la damnable origine De cet aveugle amour où Placide s'obstine — ID., ib. II, 5
- Va, dangereux ami, que l'enfer me suscite, Ton damnable artifice en vain me sollicite — ID., Théodore, V, 3
- Ah ! mon fils, étouffez ce damnable dessein — ROTR., Antig. I, 6
- Ces damnables complots sont des gens de la cour — ID., Bélis. Il, 9
Historique
XVe s.
- Disant que oncques n'avoit failly, mais soustendroit que le duc de Clocestre avoit malvaise querelle et dampnable — FENIN, 1425
XVIe s.
- Ceste surprise n'estoit pas moins damnable ny moins meschante, que celle de la Cadmée à Thebes — AMYOT, Agésil. 41
Étymologie
Provenç. dampnable ; anc. espagn. dañable, damnable ; ital. dannabile ; du latin damnabilis, digne d'être condamné, de damnare (voy. DAMNER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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