imprenable
- nature
- adj
- diction
- [ɛ̃pʁønabl] · 3 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
- parenté
- in
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui ne peut être pris, en parlant de villes, de forteresses, etc., que l'on ne peut pas conquérir.
- C’est une des raisons qui me font chérir mon masque, mon incognito, mon imprenable forteresse. Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844
-
Que l'on ne peut prendre, saisir ou attraper.
- Mais les propriétaires du domaine craignent que le no-kill aboutisse à une population de truites "éduquées", qui deviennent imprenables et se comportent finalement comme des parasites, au détriment des autres poissons. Yves Mahieu · Histoire vraie d'un pêcheur à la ligne, tome 3 : 1993-2000, Société des Ecrivains, 2018, p. 31
Citation
Il semblait que les plus méchantes villes devenaient imprenables dès que nous les attaquions
Origine du mot
Im..., et prenable ; provenç. emprenable, imprenable. — Littré, 1873
1873 — le Littré
IMPRENABLE adj. (in-pre-na-bl')
1 Qui ne peut être pris. encore relevé aujourd’hui
- Il semblait que les plus méchantes villes devenaient imprenables dès que nous les attaquions — VOIT., Lett. 83
- Nulle ville ne paraissait imprenable à ce prince [Philippe de Macédoine], pourvu qu'il y pût faire monter un mulet chargé d'or — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. V, p. 538, dans POUGENS
1 autre citation
- Un des premiers exploits de ces troupes anglaises fut de prendre Gibraltar, qui passait avec raison pour imprenable — VOLT., Louis XIV, 20
Par extension, très difficile à prendre.
- Venise, imprenable par sa situation, était redoutable par son opulence — VOLT., Ann. Emp. Frédér. 1er, 1164
Il ne se dit guère qu'en parlant de villes et de places de guerre.
2 Qu'on ne peut prendre, dont on ne peut faire usage sans en éprouver quelque gêne. encore relevé aujourd’hui
- Le tabac du Brésil serait imprenable à raison de son acreté, si on ne le tempérait par une décoction d'autre tabac et de copal ; de cette manière on le rend prenable — LEGOARANT
Historique
XVe s.
- Il sentoit son chastel fort et imprenable — FROISS., II, III, 90
XVIe s.
- Vous avez prins Calais, deux cens ans imprenable — DU BELLAY, III, 66, recto.
- Le pape fut pris dans la forteresse de Sainct-Ange, imprenable pretendue — BRANT., Charles Quint.
Étymologie
Im..., et prenable ; provenç. emprenable, imprenable.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Synonymes
Dérivés
vue imprenable
Associés
Famille morphologique
impossible inutile immobile incroyable immeuble in incapable invisible inconnu insupportable injuste interminable indispensable immobilité infini inévitable indifférent irrésistible indignation impatient incompréhensible indigne intolérable inattendu insu impeccable insensé insensible illégal imperceptible impitoyable imperméable imprévisible implacable inconscient impassible inaccessible incertain inhabituel impuissant immuable incomparable inoubliable invraisemblable involontaire immonde incrédule improbable inépuisable immortalité instable infaillible impossibilité indépendant inoffensif inexplicable imprévu invincible insignifiant inhumain irréel irresponsable inconcevable inaudible incapacité insaisissable illisible inéluctable indicible inacceptable inimaginable introuvable impénétrable indéfinissable imperturbable imprudent irrémédiable incrédulité irremplaçable infidèle
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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