estuaire

nature
nom masculin
diction
[ɛstɥɛʁ] · 2 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Embouchure d’un fleuve qui forme une sorte de baie large et longue.
    • Béatitude bleue de l'Atlantique ; la brise du large nous fit croiser doucement dans l'estuaire. Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950
3 emplois spécialisés
  1. Géographie vieilli Estran, partie du littoral, qui n’est couverte d’eau qu’à la marée montante.
    • Quant aux autres navigateurs recherchés, il s'agit principalement de marins d’eau douce qui pratiquent sur la Vire et les autres rivières de cette zone - la Taute, la Douve - le transport de la tangue, prélevée dans cette zone vaseuse d’estuaires formant la baie des Veys, […]. Roger Lepelley, La Manche: Frégate française 1803-1810, Saint-Vaast-la-Hougue : chez l'auteur, 1989, chap. 2
  2. Géomorphologie et géomorphogénie Embouchure plus ou moins évasée d'un cours d'eau, caractérisée par la prédominance des phénomènes marins sur les phénomènes fluviaux.
  3. Géomorphologie et géomorphogénie Étendue d'eau en partie fermée, sur le bief inférieur d'une rivière raccordée librement à la mer, et qui est alimentée en eau douce par des zones de drainage à l'amont.

Origine du mot

Du latin aestuarium.

Dans le dictionnaire latin : aestuarium

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

ESTUAIRE s. m. (è-stu-ê-r')

Terme d'antiquité romaine. Étang maritime où l'on nourrissait du poisson.

Terme de géographie. Sinuosité du littoral, qui n'est couverte d'eau qu'à la marée montante.

Se dit, par analogie, de l'embouchure d'un fleuve qui forme une sorte de golfe.

  • Les rivages de l'estuaire girondin encadrent de vastes nappes d'eau où l'on peut étudier tous les phénomènes des courants et des marées — RECLUS, Revue des Deux-Mondes, 1862, déc. p. 901
Historique

XIVe s.

  • Une piece de terre, ainsi comme elle se leve, o [avec] le fons du fossé qui est et fiert [frappe, porte] à l'estier du port dessous le chasteau — DU CANGE, esterium.
Étymologie

Lat. aestuarium, de aestus, flux de la mer : lieu où le flux pénètre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « estuaire » du Wiktionnaire.

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