féerie
- nature
- nom féminin
- diction
- [feʁi] · 2 syllabes
- attesté
- 1718
- usage
- 4 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Art des fées.
- Il fut transporté à Babylone par art de féerie.
-
Monde merveilleux où figurent les fées, les génies, etc.
- Le merveilleux de la féerie. Introduire la féerie dans un opéra, dans un poème.
-
Pièce de théâtre où figurent les fées, les démons, les enchanteurs.
- Que la fête commence ! Dans toute féerie qui se respecte, il y a un ballet, et c'est toujours en ces termes consacrés qu'on l'annonce. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 149
-
Pièce qui est montée avec des machines et un grand luxe de mise en scène.
- On eût dit l’immense décor de glaces d’une féerie, dressé tout exprès pour cette fête de la lumière ! Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1873
-
figuré Très beau spectacle.
- C’est une féerie, une fantasmagorie de couleurs à donner la jaunisse à la Loïe Fuller, à faire sembler ternes les célèbres fontaines lumineuses. Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895
Citation
La vraie religion a le mérite d'avoir créé parmi nous l'âge de la féerie et des enchantements
Origine du mot
Féer. — Littré, 1873
1873 — le Littré
FÉERIE s. f. (fé-rie)
1 L'art ou la puissance des fées. encore relevé aujourd’hui
- De l'antique féerie on raconte une histoire — ST-LAMBERT, Saisons, Hiver.
2 Merveilleux où figurent les fées, les génies. encore relevé aujourd’hui
- La vraie religion a le mérite d'avoir créé parmi nous l'âge de la féerie et des enchantements — CHATEAUB., Génie, IV, V, 1
Pièce de théâtre où paraissent des personnages doués d'une puissance surnaturelle, comme les fées, les démons, les enchanteurs, etc. et qui donnent lieu d'exécuter devant les spectateurs des prodiges de magnificence dans les décorations, les costumes, les changements à vue, etc. Les sept châteaux du diable sont une féerie magnifique.
Fig. C'est une féerie, une vraie féerie, c'est un spectacle ravissant.
Historique
XIIIe s.
- Joie d'amours fait tant gai Le cuer, que c'est faerie — Bibl. des chartes, 4e série, t. v, p. 26
- Tant voit li enfes grans beautés, Que moult cuide estre mesalés [égaré], Et cuide que soit faerie — Partonop. v. 807
XVe s.
- Prince, mon fait est droite faerie ; Je hay travail, et le repos m'ennuye — CH. D'ORL., Ball.
Étymologie
Féer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
ballet-féerie opéra-féerie
Famille morphologique
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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