grotte
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɡʁɔt] · 1 syllabe
- usage
- 27 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Cavité plus ou moins profonde, dans un rocher ou dans une montagne, naturelle ou faite de main d’homme.
- Ce que, dans l’obscurité, ils avaient pris pour une simple excavation, était une grotte naturelle, comme on en rencontre tant dans ces contrées. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
3 emplois spécialisés
- Spéléologie Cavité dans la paroi rocheuse, souvent située à la base de la falaise.
- Géomorphologie et géomorphogénie Cavité naturelle souterraine, plus ou moins profonde.
- Architecture paysagère Petite construction rustique en pierres naturelles ou artificielles élevée dans un jardin, souvent agrémentée de jeux d'eau et de plantes aquatiques et de coquillages.
Citation
Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes, Pleurez, nymphes de Vaux, faites croître vos ondes
Origine du mot
Emprunté à l’italien grotta, du latin crypta, prononcé populairement \ˈkrup.ta\, lui-même emprunté au grec ancien κρύπτη, krúptē (« voûte souterraine ») → voir crypte.
Dans le dictionnaire latin : crypta
1873 — le Littré
GROTTE s. f. (gro-t')
Caverne naturelle ou faite de main d'homme. encore relevé aujourd’hui
- Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes, Pleurez, nymphes de Vaux, faites croître vos ondes — LA FONT., Élég. pour Fouquet.
- On lira avec un plaisir mêlé d'horreur le récit de leur descente dans la grotte d'Antiparos, c'est-à-dire dans trois ou quatre abîmes affreux qui se succèdent les uns aux autres — FONTEN., Tournefort.
2 autres citations
- Qui est-ce qui est sorti des grottes d'Arcy, sans être convaincu par la vitesse avec laquelle les stalactites s'y forment et s'y réparent, que ces grottes se rempliront un jour et ne formeront plus qu'un solide immense ? — DIDEROT, Interprét. de la nat. n° 37
- Chanter Pomone et Pan, les ruisseaux, les moissons, Les vierges aux doux yeux et les grottes muettes, Et de l'âge d'amour les ardeurs inquiètes — A. CHÉNIER, Idylles, Épilogue.
Historique
XIe s.
- Ad Apolin [ils] courent en une crute — Ch. de Rol. CLXXXIII
XIIe s.
- Par ces noveles furent mult li moine esmaié, E pur ço l'unt es crutes enterré e mucié — Th. le mart. 155
XIIIe s.
- Il voit Renart qui poi le doute ; Car il s'est mis dedenz sa croute — Ren. 716
- Son sepulcre et sa crois nous avoit il laissie ; Jherusalem ont pris la pute gent haïe, El moustier n'a autel ne croute beneïe, Que lor palefroi n'ait ordée [salie] et cunceïe [conchiée] — Ch. d'Ant. I, 820
XVe s.
- En ce terme que il [Espaignolet] le tint [le chastel de Cremale], il fit une croute en terre qui vuidoit aux champs et entroit en la salle — FROISS., II, III, 23
XVIe s.
- Ou bien s'il a quelque soin, C'est de s'endormir au coin De quelque grotte sauvage — RONS., Odes, v, 16
Étymologie
Génev. croton, cachot ; provenç. crota, clota, cropta ; ital. grotta ; du bas-lat. crupta, grupta, dans un texte de 887, qui représente le latin crypta, caverne (voy. CRYPTE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « grotte » du Wiktionnaire.