lombard
- nature
- adj masculin
- diction
- [lɔ̃baʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 7
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Langue gallo-italique parlée en Lombardie.
- Commençons notre périple en Italie du Nord. Les dialectes dits « gallo-italiques » se subdivisent en cinq groupes : lombard, piémontais, ligure, émilien et romagnol. Jean Sellier, Histoire des langues et des peuples qui les parlent, 2020, La Découverte, page 338
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Langue morte germanique qui fut parlée par les Lombards, qui s’établirent en Italie au VIᵉ siècle.
- Wartburg hésite entre un étymon germanique pour toutes les formes romanes ou plusieurs étymons : le lombard *brustan pour le vit., le francique *bruzdan pour le vfr., enfin le got. *bruzdan pour l’occitan et l’ibéro-roman. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique, Volume 44, page 147, 1982
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Usurier.
- Consolez-vous, la mère, le bon Dieu n’est pas un lombard. Balzac, J.-C. en Flandre, 1831, page 306
- Nom qu’on donne à Bruxelles au Grand-Mont-de-Piété — (Delvau 1866, page 228) absent du Littré
- Commissionnaire du Mont-de-Piété. absent du Littré
2 emplois spécialisés
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Moyen Âge
Banquier ou usurier chrétien du Moyen Âge, souvent originaire de Lombardie.
- Il apprenait des Lombards à calculer les intérêts simples et composés d’une somme quelconque pour un jour, une semaine, un mois, une année. Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909
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Finance
Établissement autorisé à prêter de l’argent sur gage, mont-de-piété.
- Dans les lombards, l’intérêt est réglé par le magistrat. Ac.1835, 1878
Adjectif 3
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Qui a un rapport avec la Lombardie.
- Ma mère tenait un petit restaurant dans un village lombard où elle mettait souvent le tiramisu à la carte. France Mutuelle Magazine, nᵒ 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54
2 emplois spécialisés
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Moyen Âge
Relatif aux commerçants et banquiers de Lombardie, au Moyen Âge.
- Toutefois, les cités islamiques n’avaient jamais créé d’institutions autonomes, pas plus qu’elles n’avaient pris de mesures de défense comparables à celles des ligues lombardes ou hanséatiques. Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992
- Psycho- Dialecte italien du Nord parlé en Lombardie sauf à Mantoue, Voghera et Pavie, où l'on parle le dialecte émilien-romagnol. absent du Littré
Citation
Ces financiers connus sous le nom de lombards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions frauduleuses
Origine du mot
De l’italien lombardo, du latin Langobardus, peuple de Germanie septentrionale qui a donné son nom à la région italienne de Lombardie.
1873 — le Littré
LOMBARD, ARDE1 s. m. et f. (lon-bar, bar-d')
1 Nom d'un peuple germanique qui, envahissant l'Italie, mit fin à la domination des Ostrogoths, et donna son nom à une province septentrionale de l'Italie.
Adj. Qui appartient aux Lombards. Écriture lombarde, caractères lombards, se dit de l'écriture romaine altérée par les Lombards. On dit aussi écriture lombardique.
Architecture lombarde.
- C'est la même [l'architecture romane] qui s'appelle aussi, selon les lieux, les climats et les espèces, lombarde, saxonne et byzantine ; ce sont quatre architectures sœurs et parallèles, ayant chacune leur caractère particulier, mais dérivant du même principe, le plein cintre — V. HUGO, Notre-Dame de Paris, III, 1
2 Aujourd'hui, habitant, habitante de la Lombardie. Un Lombard. Des Lombards. encore relevé aujourd’hui
Adj. L'école lombarde, école de peinture caractérisée par le Corrége et les Carraches.
3 Nom que l'on donnait aux banquiers, usuriers et prêteurs sur gage dans le moyen âge, attendu que les Lombards faisaient particulièrement le commerce d'argent. encore relevé aujourd’hui
- Ces financiers connus sous le nom de lombards, ne tardèrent pas à montrer un génie fertile en inventions frauduleuses — RAYNAL, Hist. phil. IV, 17
- Saint-Jacques de la Boucherie était la paroisse des bouchers et des lombards, de l'argent et de la viande — MICHELET, Hist. de France, t. IV, p. 52
4 Nom qu'on donne, en Flandre, en Hollande et ailleurs, à un établissement autorisé pour prêter de l'argent sur gage. encore relevé aujourd’hui
- Je pourrai donc enfin retirer les bijoux que j'ai laissés en gage au lombard de Montargis — PICARD, Coméd. ambul. II, 2
5 Nom des titres d'actions ou obligations des chemins de fer de Lombardie. Acheter des lombards.
Historique
XIIe s.
- Li reis ert [était] riches huem, sages e de grant art ; Sout [il sut] bien que chardenal [cardinaux] sont pernant [prenants, avides] e lumbart ; Coveitus [convoiteux] sunt d'aveir plus que vilain de essart — Th. le mart. 56
XIIIe s.
- Mettre en gages à juif et à lombart — Liv. des mét. 100
XVe s.
- Bon orfevre et soutil lombart, Prestant or à autrui priere — E. DESCH., Poésies mss. f° 356
Étymologie
Allem. Lang-bart, à cause des longues barbes que ces Germains portaient.
LOMBARD2 s. m. (lon-bar)
Cépage de l'Yonne. non relevé aujourd’hui
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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