mander
- nature
- ver
- diction
- [mɑ̃de] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Verbe 4
-
vieilli Envoyer dire, faire savoir, par lettre ou par message.
- Barbara lui avait mandé que j’étais malade, et il était accouru en toute hâte. Théophile Gautier, La Morte amoureuse, 1839
-
vieilli Appeler, convoquer, inviter (quelqu’un) à venir, le demander, faire venir, demander à quelqu’un de venir.
- — On ferait peut-être bien de mander le médecin ; je serais content qu’il vînt une autre fois. Ernest Pérochon, Nêne, 1920
-
Donner l'avis ou l'ordre de venir.
- La commission de permanence s’émut : elle décida de mander le ministre de la Guerre, le général d’HAUTPOUL qui minimisa l’affaire mais fit porter le chapeau si l'on peut dire au général CHANGARNlER qui de ce fait rompit toute relation avec le président, le 7 octobre 1850. Jean-Pierre Collignon, La médaille française et l'histoire de la Guerre de 1870-1871, Musées de Charleville-Mézières, 1995, page 21
-
figuré Envoyer quelqu’un demander quelque chose.
- Ils en mandent une bulle, Loin des jours et des années, Vers la surface où circule L’océane destinée. Jules Supervielle, Gravitations, page 181, © 1925, Gallimard, 1988
Conjugaison
Indicatif
Présent
- je mande
- tu mandes
- il mande
- nous mandons
- vous mandez
- ils mandent
Imparfait
- je mandais
- tu mandais
- il mandait
- nous mandions
- vous mandiez
- ils mandaient
Passé simple
- je mandai
- tu mandas
- il manda
- nous mandâmes
- vous mandâtes
- ils mandèrent
Futur simple
- je manderai
- tu manderas
- il mandera
- nous manderons
- vous manderez
- ils manderont
Passé composé
- j'ai mandé
- tu as mandé
- il a mandé
- nous avons mandé
- vous avez mandé
- ils ont mandé
Plus-que-parfait
- j'avais mandé
- tu avais mandé
- il avait mandé
- nous avions mandé
- vous aviez mandé
- ils avaient mandé
Passé antérieur
- j'eus mandé
- tu eus mandé
- il eut mandé
- nous eûmes mandé
- vous eûtes mandé
- ils eurent mandé
Futur antérieur
- j'aurai mandé
- tu auras mandé
- il aura mandé
- nous aurons mandé
- vous aurez mandé
- ils auront mandé
Subjonctif
Présent
- je mande
- tu mandes
- il mande
- nous mandions
- vous mandiez
- ils mandent
Imparfait
- je mandasse
- tu mandasses
- il mandât
- nous mandassions
- vous mandassiez
- ils mandassent
Passé
- j'aie mandé
- tu aies mandé
- il ait mandé
- nous ayons mandé
- vous ayez mandé
- ils aient mandé
Plus-que-parfait
- j'eusse mandé
- tu eusses mandé
- il eût mandé
- nous eussions mandé
- vous eussiez mandé
- ils eussent mandé
Conditionnel
Présent
- je manderais
- tu manderais
- il manderait
- nous manderions
- vous manderiez
- ils manderaient
Passé
- j'aurais mandé
- tu aurais mandé
- il aurait mandé
- nous aurions mandé
- vous auriez mandé
- ils auraient mandé
Impératif
Présent
- mande
- mandons
- mandez
Passé
- aie mandé
- ayons mandé
- ayez mandé
Formes impersonnelles
- Infinitif présent
- mander
- Participe présent
- mandant
- Participe passé
- mandé
Citation
Celui-ci [le roi lion] parmi chaque espèce Manda des médecins
Origine du mot
Du latin mandare → voir commander, recommander et demander.
Dans le dictionnaire latin : mandare
1873 — le Littré
MANDER v. a. (man-dé)
1 Mander quelqu'un, lui donner avis ou ordre de venir. encore relevé aujourd’hui
- Seigneur, César vous mande, et Maxime avec vous — CORN., Cinna, I, 4
- Seigneur, Félix vous mande au temple — ID., Poly. II, 5
2 autres citations
- Il manda donc par députés Ses vassaux de toute nature — LA FONT., Fabl. VII, 7
- Celui-ci [le roi lion] parmi chaque espèce Manda des médecins — ID., ib. VIII, 3
Il a mandé ses équipages, ses carrosses, ses chevaux, etc. il a donné ordre qu'on les lui envoyât.
2 Envoyer dire, faire savoir par lettre ou par message. repris par le Wiktionnaire
- On mande que le roi d'Angleterre est arrivé en Irlande, où il a été reçu avec transport — SÉV., 536
- Mandez-moi ce qu'il faut pour la nourriture et les ustensiles de ces pauvres femmes — BOSSUET, Anne de Gonz.
3 autres citations
- Il mande à ses agents dans la conférence qu'il n'est pas juste que la paix de la chrétienté soit retardée davantage à sa considération — ID., Louis de Bourbon.
- Je vous écris, monseigneur, dès que j'ai quelque chose à vous mander ; alors mon cœur et ma plume vont vite — VOLT., Lett. Richelieu, 3 janv. 1757
- On sait qu'il [Henri IV] mandait au duc de Sully que sa marmite était renversée, ses pourpoints percés par le coude, ses chemises trouées ; et c'était le plus grand roi de l'Europe qui écrivait ainsi ! — ID., Hist. parl. ch. 38
Je ne le lui ai point mandé, je le lui ai dit, phrase par laquelle on fait entendre qu'on n'a pas craint de dire en face à quelqu'un une chose fâcheuse.
3 Mander que, ordonner par une lettre (avec le subjonctif).
- Sur le point de partir, Rome, seigneur, me mande Que je vous fasse encor pour elle une demande — CORN., Nicomède, II, 3
Mandons et ordonnons, premiers mots du mandement qui termine les actes publics faits ou rendus au nom du souverain.
4 Envoyer, en parlant d'une lettre, d'une nouvelle. encore relevé aujourd’hui
- J'ai vu Guitaut et sa femme ; ils vous aiment ; mandez-moi un petit mot pour eux — SÉV., 16
- Faites-moi mander simplement de vos nouvelles sans vous donner la peine d'écrire vous-même — FÉNEL., t. III, p. 351
5 Se mander, v. réfl. Être mandé, être transmis par lettre ou par message. Des choses qui ne se mandent pas par la poste. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- Mandez [à] Carlon, al orguillus, al fier.... — Ch. de Rol. III
- Com faitement [de quelle façon] lui manderons nouvelles ? — ib. CXXVI
1 autre citation
- Li reis vous mande que vous le secourez — ib. CXCV
XIIe s.
- Marsille mande des Sarrazins la flor — Ronc. 39
- Baron, dist Charles, je vous ai fait mander — ib. 157
2 autres citations
- Charles mande et commande que treü [nous] lui devon Sax. XXV. Quant Hurepois entendent que Charles au fier vis Leur a mandé tel mant, chascuns fu engramis [irrité] — ib. XXVI
- Li reis li a mandé qu'il seit prez l'endemain De respundre e de rendre sun acunte tut plain — Th. le mart. 33
XIIIe s.
- Sire, li dus de Venise et li quens Looys de Blois, mes [mon] sires, et li autre baron qui sont dedens Constantinoble, vos mandent salut come à leur seigneur — VILLEH., CXXIII
- Ou païs ne remest maçon Ne pionnier qu'ele ne mant — la Rose, 3811
1 autre citation
- Lors li firent dire les deux mestre, que moult estoit hardi leur seigneur, quant il avoit osé mander au roy si dures paroles — JOINV., 259
XIVe s.
- Aux reins est mandée une artere du cuer [cœur] passant par le milieu du foie — H. DE MONDEVILLE, f° 29, verso.
XVe s.
- Ore est li temps qu'on ne fait que mander [appeler les hommes au service militaire] ; Mais li mandez destruisent leur contrée, Prennent, pillent quan qu'ils peulent trouver — E. DESCH., Poésies mss. 275
- S'il est gentilhomme, et le prince face sa mandée et son armée, si la dame veult, il ira — Les 15 joyes de mariage, p. 105
XVIe s.
- À rien mander il ne faut pas de messager — COTGRAVE
- À toile ordie Dieu mande le fil — ID.
Étymologie
Provenç. mandar ; catal. manar ; espmandar ; ital. mandare ; du lat. mandare.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
- Morphalou 3.1 — ATILF (CNRS / Université de Lorraine) LGPL-LR
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