nique
- nature
- nom féminin
- diction
- [nik] · 1 syllabe
- attesté
- 1201
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
- familier Geste fait en signe de mépris ou de moquerie. Il ne s’emploie que dans la locution faire la nique (à quelqu’un).
-
familier (Louisiane) variante de nid.
absent du Littré
- Puis, en 1960, il a été embauché comme commis à la Régie des alcools qui, connue jusque-là sous le nom de Commission des liqueurs, était un des pires « niques à patronage » de la fonction publique. — Le Devoir 31 mars 2015 http://www.ledevoir.com/politique/quebec/435926/deces-de-ronald-asselin
- nique à feu ou nic à feu : tas de matières inflammables mal entreposées ; ou maison particulièrement vulnérable contre le feu, pour sa basse qualité ou manque d'entretien ou autres raisons ; ou ensemble de maisons proches les unes les autres pouvant facilement se communiquer un incendie.
- nique à poux : endroit propice au développement des poux, animal ou cuir chevelu humain ; par extension, tête (dépréciatif).
Interjection 1
-
vulgaire raccourcissement de nique sa mère, parfois sous l'influence du mot anglais fuck.
- Putain... Nique, nique, nique !
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de niquer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de niquer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de niquer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de niquer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de niquer.
Citation
Et dans la forêt se cachants, Firent la nique à ces méchants
Origine du mot
De l'arabe. Dans l'arabe populaire en Afrique du Nord نك nik (« faire l'amour »), de l'arabe classique نكح nakaḥa (percer, forer; cohabiter avec une femme; en parlant des animaux, couvrir la femelle), ou de نكاح nikāḥ (« coït »).
1873 — le Littré
NIQUE s. f. (ni-k')
1 Usité seulement dans cette locution : faire la nique à quelqu'un, lui témoigner moquerie et mépris par un certain signe de tête. encore relevé aujourd’hui
- Son nez haut relevé semblait faire la nique à l'Ovide Nason.... — RÉGNIER, Sat. X
- Et dans la forêt se cachants, Firent la nique à ces méchants — SCARR., Typh. III
Fig.
- Son esprit ulcéré gage, en sa passion, Que son teint fait la nique à la perfection — RÉGNIER, Sat. IX
- Ici le sujet héroïque Aux vers burlesques fait la nique — SCARR., Virg. VII
2 La mère Nique, sorte de démon, d'après une superstition populaire (Normandie, Laigle). non relevé aujourd’hui
Historique
XVe s.
- Car quant vieulx est, chascun lui fait la nique ; Chacun le veut arguer et reprendre — E. DESCH., Son éducation.
- Perrin Cohen fist au suppliant, en soi mocquant de lui, le niquet — DU CANGE, niquetus.
XVIe s.
- En la dixiesme [tapisserie] estoit depeinct le miracle d'Arques, où cinq ou six cents desconfortez... faisoyent la nique, et mettoyent en route par les charmes du Biarnois douze ou quinze mille rodomonts — Sat. Mém. les Tapisseries
Étymologie
On le rapporte d'ordinaire à l'allemand nicken, faire un signe de tête ; mais Scheler recommande de préférence le hollandais nuk, suéd. nyck, danois nykke, malice, méchanceté. Toutefois ce qui paraît donner l'avantage à la première étymologie, c'est qu'on trouve le verbe niquer avec le sens de branler la tête :
- Grignoit les dents, et maschoit ses levres, niquoit de la teste souvent — G. CHASTEL., Expos. sur verité mal prise.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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