Les nonnes fertiles lui offrent, aux périodes lunaires, une goutte symbolique de leur dégoulinure.Jean Basile, Le piano-trompette: roman, 1983, page 262
Un insecte lépidoptère (papillon) de nuit de la famille des lymantridés (Lymantriidae) dont le dos des ailes est orné de motifs et lignes transversales sinueuses et de couleur foncée (en zigzag).
absent du Littré
La chenille de la nonne se nourrit sur des conifères et des feuillus.
Citation
Nonnes, souffrez pour la dernière fois Qu'en ce recueil malgré moi je vous place
Jean de La Fontaine, Psautier.
Origine du mot
Du latin ecclésiastique nonna. L'étymologie latine n'est pas certaine ; la plus probable est que le terme vient d'Égypte où il était employé pour marquer le respect et la révérence dus à un homme pieux référence nécessaire (résoudre le problème).
Nonnes, souffrez pour la dernière fois Qu'en ce recueil malgré moi je vous place — LA FONT., Psautier.
Tant il trouva la langue à la dragonne Plus du bel air que les termes de nonne — GRESSET, Ver-vert, III
2 autres citations
Désir de fille est un feu qui dévore ; Désir de nonne est cent fois pis encore — ID., ib. II
Aux bons cœurs, ajoute la nonne, Quand mes prières s'adressaient, Du riche je portais l'aumône Aux pauvres qui me bénissaient — BÉRANG., Deux sœurs de char.
Pets de nonne, voy. PET.
Remarque
Ce terme, qui autrefois, comme on peut voir à l'historique, était la qualification propre des religieuses, ne se dit plus guère que dans le style léger.
Historique
XIe s.
À un moustier de nunains [elle] est portée — Ch. de Rol. CCLXX
XIIe s.
Tute la nuit erreient entresqu'à l'ajurner, E le jur se mucowent [cachaient] d'ici qu'à l'avesprer, Od muines, od noneins, en bois pur els celer — Th. le mart. 49
XIIIe s.
Là [je] pourrai estre nonne, bien sai lire et chanter — Berte, XCVII
Onc, foi que doi sainte Marie, Ne fis de mon cors puterie, Ne meffet ne malvez afere, Qu'une none ne poïst fere — Ren. 9830
2 autres citations
La piours [pire] amors c'est de nonains — LEROUX DE LINCY, Prov, t. II, p. 327
Les blances et les grises et les noires nonains Sont sovent pelerines as saintes et as sains ; Se Dix leur en set gret, je ne sui mie certains — RUTEB., 242
XIVe s.
Un escrinet de broderie de nonains — DE LABORDE, Émaux, p. 406
XVe s.
Je congnois au voyle la nonne — VILLON, Ballade.
Et pour la pitié de celle qu'il aymoit par amours, [le chevalier] avoit sis au dessus [près du lieu où était sa maîtresse, plus tôt que dans un bon lit] ; et pour ce dit on : pour la pitié de la nonnain baise le moyne l'oreiller — Perceforest, t. v, f° 65
Étymologie
Provenç. nona ; du latin ecclésiastique nonnus, nonna, qui était un terme de révérence, équivalent à père, à mère, et dont l'origine n'est pas encore établie. En italien nonno, nonna signifient grand-père, grand' mère.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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