nonne

nature
nom féminin
diction
[nɔn] · 1 syllabe
usage
7 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Religieuse.
    • Les nonnes fertiles lui offrent, aux périodes lunaires, une goutte symbolique de leur dégoulinure. Jean Basile, Le piano-trompette: roman, 1983, page 262
  2. Un insecte lépidoptère (papillon) de nuit de la famille des lymantridés (Lymantriidae) dont le dos des ailes est orné de motifs et lignes transversales sinueuses et de couleur foncée (en zigzag). absent du Littré
    • La chenille de la nonne se nourrit sur des conifères et des feuillus.

Citation

Nonnes, souffrez pour la dernière fois Qu'en ce recueil malgré moi je vous place
Jean de La Fontaine, Psautier.

Origine du mot

Du latin ecclésiastique nonna. L'étymologie latine n'est pas certaine ; la plus probable est que le terme vient d'Égypte où il était employé pour marquer le respect et la révérence dus à un homme pieux référence nécessaire (résoudre le problème).

Dans le dictionnaire latin : nonna

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

NONNE s. f. (no-n')

Religieuse. repris par le Wiktionnaire

  • Nonnes, souffrez pour la dernière fois Qu'en ce recueil malgré moi je vous place — LA FONT., Psautier.
  • Tant il trouva la langue à la dragonne Plus du bel air que les termes de nonne — GRESSET, Ver-vert, III
2 autres citations
  • Désir de fille est un feu qui dévore ; Désir de nonne est cent fois pis encore — ID., ib. II
  • Aux bons cœurs, ajoute la nonne, Quand mes prières s'adressaient, Du riche je portais l'aumône Aux pauvres qui me bénissaient — BÉRANG., Deux sœurs de char.

Pets de nonne, voy. PET.

Remarque

Ce terme, qui autrefois, comme on peut voir à l'historique, était la qualification propre des religieuses, ne se dit plus guère que dans le style léger.

Historique

XIe s.

  • À un moustier de nunains [elle] est portée — Ch. de Rol. CCLXX

XIIe s.

  • Tute la nuit erreient entresqu'à l'ajurner, E le jur se mucowent [cachaient] d'ici qu'à l'avesprer, Od muines, od noneins, en bois pur els celer — Th. le mart. 49

XIIIe s.

  • Là [je] pourrai estre nonne, bien sai lire et chanter — Berte, XCVII
  • Onc, foi que doi sainte Marie, Ne fis de mon cors puterie, Ne meffet ne malvez afere, Qu'une none ne poïst fere — Ren. 9830
2 autres citations
  • La piours [pire] amors c'est de nonains — LEROUX DE LINCY, Prov, t. II, p. 327
  • Les blances et les grises et les noires nonains Sont sovent pelerines as saintes et as sains ; Se Dix leur en set gret, je ne sui mie certains — RUTEB., 242

XIVe s.

  • Un escrinet de broderie de nonains — DE LABORDE, Émaux, p. 406

XVe s.

  • Je congnois au voyle la nonne — VILLON, Ballade.
  • Et pour la pitié de celle qu'il aymoit par amours, [le chevalier] avoit sis au dessus [près du lieu où était sa maîtresse, plus tôt que dans un bon lit] ; et pour ce dit on : pour la pitié de la nonnain baise le moyne l'oreiller — Perceforest, t. v, f° 65
Étymologie

Provenç. nona ; du latin ecclésiastique nonnus, nonna, qui était un terme de révérence, équivalent à père, à mère, et dont l'origine n'est pas encore établie. En italien nonno, nonna signifient grand-père, grand' mère.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « nonne » du Wiktionnaire.

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