offensé

nature
adj masculin
diction
[ofɑ̃se] · 3 syllabes
usage
6 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Celui qui subit ou a subi une offense.
    • […] ; ils ont senti que l'esprit public de l’offensé tournerait à sa ruine ou sauverait l'offenseur. Mirabeau, En réponse sur la procédure du Châtelet dans l'affaire du 5 et 6 octobre 1789 - Assemblée constituante du 2 octobre 1790

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier du verbe offenser.

Citation

Épicure avait raison de dire que les offenses étaient supportables à un homme sage ; mais Sénèque a tort de dire que les sages ne peuvent pas même être offensés
Nicolas Malebranche, Rech. vér. II, III, 4

1873 — le Littré

OFFENSÉ, ÉE part. passé (o-fan-sé, sée)

d'offenser

1 Qui a reçu une offense. encore relevé aujourd’hui

  • Appréhende du moins la colère d'une femme offensée — MOL., Festin, I, 3
  • Épicure avait raison de dire que les offenses étaient supportables à un homme sage ; mais Sénèque a tort de dire que les sages ne peuvent pas même être offensés — MALEBR., Rech. vér. II, III, 4
4 autres citations
  • Vasthi régna longtemps dans son âme offensée [d'Assuérus] — RAC., Esth. I, 1
  • [Athalie] Par l'insolent Joad ce matin offensée — ID., Ath. III, 3
  • Il [Tite-Live] parlait, dans son histoire, avec éloge, des plus grands ennemis de la maison des Césars, comme de Pompée, de Brutus, de Cassius et d'autres, sans qu'Auguste s'en soit trouvé offensé — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. XII, p. 154, dans POUGENS
  • Ses bienfaits sont toujours présents à ma pensée, Ils resteront gravés dans mon âme offensée — VOLT., Tancr. IV, 5

Substantivement.

  • Les dieux me sont témoins que je suis l'offensé — TRIST., Panthée, III, 9
  • En cet affront mon père est l'offensé, Et l'offenseur le père de Chimène ! — CORN., Cid, I, 9
3 autres citations
  • Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable à les protéger tous se croit intéressé, Et d'abord prend en main le droit de l'offensé — BOILEAU, Art p. I
  • L'offensé voulait prouver à l'agresseur, par cette vengeance si noble, qu'au talent de faire des satires Il joignait le mérite d'en dédaigner l'usage — D'ALEMB., Éloges, d'Olivet.
  • L'affront, que l'offenseur oublie en insensé, Vit et toujours remue au cœur de l'offensé — V. HUGO, Hernani, IV, 4

2 Il se dit des choses, en un sens analogue.

  • Sauvons, encore un coup, notre gloire offensée — RAC., Iphig. II, 4

3 Irrité, fâché.

  • Vous voilà donc bien tous deux offensés contre l'air de Paris — SÉV., 353

4 Qui a reçu une blessure, une lésion, en parlant d'un organe. encore relevé aujourd’hui

  • J'ai cru mes intestins par deux fois offensés — SCARR., Jodelet, I, 5
  • Elle [Mlle de Grignan qui voulait se faire carmélite] s'est trouvée si accablée de la rigueur de la règle, et sa poitrine si offensée de la mauvaise nourriture.... — SÉV., 25 oct. 1686

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « offensé » du Wiktionnaire.

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