paralysie

nature
nom féminin
diction
[paʁalizi] · 4 syllabes
usage
7 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

2 emplois spécialisés
  1. Médecine Privation ou diminution considérable de la sensibilité et du mouvement volontaire.
    • En août, Proust apprend le suicide par pendaison, à Londres, d'Emmanuel Bibesco qui souffrait de paralysie faciale. Cyril Grunspan, Marcel Proust: Tout dire, Portaparole, 2005, page 67
  2. Médecine Diminution ou abolition définitive ou passagère de la motricité, généralement causée par une lésion du système nerveux central ou périphérique.

Citation

Avez-vous oublié qu'une paralysie S'est de votre bras droit depuis un mois saisie ?
Jean-François Regnard, le Légat. II, 6

Origine du mot

Du latin paralysis (« hémiplégie »), du grec παράλυσις « relâchement »

Dans le dictionnaire latin : paralysis

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1873 — le Littré

PARALYSIE s. f. (pa-ra-li-zie)

1Terme de médecine. Diminution ou privation soit à la fois du sentiment et du mouvement volontaire, soit du mouvement volontaire seul, soit du sentiment seul. encore relevé aujourd’hui

  • Avez-vous oublié qu'une paralysie S'est de votre bras droit depuis un mois saisie ? — REGNARD, le Légat. II, 6
  • Souvent la froide main de la paralysie Dans un débile corps joint la mort à la vie — DELILLE, Trois règn. I

Paralysie générale progressive ou des aliénés, ou, simplement, paralysie progressive, affection caractérisée par l'affaiblissement et le frémissement de la contraction musculaire, avec embarras de la prononciation, étourdissement, vertiges.

Paralysie saturnine, paralysie causée par le plomb.

Paralysie tremblante, maladie de l'âge avancé, consistant en un sentiment de faiblesse aux mains et aux bras, s'étendant graduellement aux jambes et aux muscles du cou, avec tremblement et, à la fin, agitation constante et intense.

2Fig. Impossibilité d'agir.

  • Tant de richesses tombent pour ainsi dire en paralysie ; plus de circulation — MONTESQ., Lett. pers. 117
Historique

XIIe s.

  • Qui eüst jà goute ne palacin, En molt poi d'eure l'en auroie garit — Raoul de C. 267

XIIIe s.

  • Vos sereiz gariz.... de toutes goutes sanz palazine, de l'enflure du cors.... — RUTEB., 259

XIVe s.

  • Paralesie et trembleur — LANFRANC, f° 46, verso.

XVIe s.

  • La resolution d'un costé du corps est dite proprement paralysie.... si elle occupoit tout le corps, elle ne seroit dite paralysie, mais apoplexie — PARÉ, VIII, 12
Étymologie

Provenç. parelisi ; espagn. perlezia ; ital. paralisia ; de παράλυσις, de παρὰ, indiquant dérangement, et, λύσις, dissolution.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « paralysie » du Wiktionnaire.

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