pardonnable

nature
adj masculin
diction
[paʁdonabl] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
pardonner

Sens et définitions

Adjectif 1

  1. Qui mérite d’être pardonné, d’être excusé, à propos de choses.
    • Rien n’irrite davantage les gens raisonnables, que des hommes qui ont renoncé au monde, et qui cherchent à le gouverner. Tel était, aux yeux des sages, le crime de la Société le moins pardonnable ; […]. Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888

Citation

On n'osa trop approfondir Du tigre ni de l'ours ni des autres puissances Les moins pardonnables offenses
Jean de La Fontaine, Fabl. VII, 1

Origine du mot

Pardonner. — Littré, 1873

1873 — le Littré

PARDONNABLE adj. (par-do-na-bl')

1 À quoi l'on peut, l'on doit pardonner, en parlant des choses. encore relevé aujourd’hui

  • Ose-t-il croire encor son crime pardonnable ? — CORN., Cid, II, 6
  • On n'osa trop approfondir Du tigre ni de l'ours ni des autres puissances Les moins pardonnables offenses — LA FONT., Fabl. VII, 1
1 autre citation
  • Les autres admirent votre sagesse dans un âge où il est pardonnable d'en manquer — FÉN., Tél. IV

Pardonnable à.

  • Ah ! tout est pardonnable aux douleurs d'un amant — CORN., Théod. V, 8
  • Vous est-il pardonnable d'avoir éteint tant de lumières, des lumières si vives, des lumières si pures, et de vous être volontairement plongés dans les ténèbres ? — BOURDAL., Sur la fausse consc. 1er avent, p. 185
1 autre citation
  • Elle [la chimère des horoscopes] était bien pardonnable à la duchesse de Bouillon et à toutes les dames qui eurent la même faiblesse — VOLT., Louis XIV, 26

2 À qui l'on peut, l'on doit pardonner, en parlant des personnes. encore relevé aujourd’hui

  • Ils sont pardonnables de s'en attribuer la nature — MASS., Carême, Avenir.
  • Quand on est si heureux, madame, on est bien pardonnable d'être indiscret — MARMONTEL, Contes moraux, Heureusement.
Remarque

Vaugelas condamnait pardonnable, en parlant des personnes. Mais l'usage, dès Montaigne, avait prononcé contre lui, excusant que, bien que l'on ne dise pas pardonner quelqu'un, on dise que quelqu'un est pardonnable.

Historique

XVIe s.

  • Quant à ceulx qu'il avoit de faict oultragez, s'ilz furent inhumains jusques à perdre par courroux le sentiment des cruautez qu'ilz luy faisoient, à l'adventure leur estoit il pardonnable — AMYOT, Dion, 47
  • Ils estoient pardonnables d'en entrer en admiration — MONT., II, 247
Étymologie

Pardonner.

Supplément au dictionnaire

PARDONNABLE. - HIST. Ajoutez : XIIe s.

  • Il mostret que ses pechiez [de Job] n'est mie pardonnables — li Dialoge Gregoire lo pape, 1876, p. 343

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « pardonnable » du Wiktionnaire.

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