philosophique

nature
adj
diction
[filozofik] · 4 syllabes
usage
4 par million de mots
parenté
philosophe

Sens et définitions

Adjectif 3

  1. Qui concerne la philosophie ou qui appartient à cette discipline.
    • Quant aux discussions philosophiques, je pense qu’elles sont absolument vaines. On ne peut rien contrôler, rien vérifier. La vérité, qu’est-ce que cela veut dire ? Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908
  2. Qualifie une attitude empreinte de sagesse.
  3. Qualifie un esprit généralisateur, apte aux idées générales et à saisir les caractères et les rapports généraux des choses.
    • Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958

Citation

Il en est de la plupart des livres philosophiques comme des Contes de la Fontaine : on commença par les brûler, on a fini par les représenter à l'Opéra-Comique
Voltaire, Mél. hist. Comm. sur l'éloge du Dauphin.

Origine du mot

Du latin philosophicus.

Dans le dictionnaire latin : philosophicus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PHILOSOPHIQUE adj. (fi-lo-zo-fi-k')

1 Qui appartient à la philosophie. encore relevé aujourd’hui

  • Il en est de la plupart des livres philosophiques comme des Contes de la Fontaine : on commença par les brûler, on a fini par les représenter à l'Opéra-Comique — VOLT., Mél. hist. Comm. sur l'éloge du Dauphin.
  • Si nous ne mettons pas l'homme en harmonie avec les lois, nous aurons fait un beau songe philosophique, nous n'aurons pas fait une constitution — MIRABEAU, Collection, t. III, p. 20

2 Habituel aux philosophes. Le sérieux philosophique. encore relevé aujourd’hui

  • Ce génie philosophique, répandu dans tous les livres et dans tous les états, est l'instant de la plus grande lumière d'un peuple — D'ALEMB., Ess. sur la soc. des g. de lett. Œuv. t. III, p. 28, dans POUGENS.

Esprit philosophique, esprit plein de clarté, de méthode ; exempt de préjugés, de passions.

  • L'esprit philosophique est un esprit d'observation et de justesse, qui rapporte tout à ses véritables principes — DUMARS., Œuv. t. VI, p. 30
  • Il faut l'avouer : Tycho, quoique grand observateur, ne fut pas heureux dans la recherche des causes ; son esprit peu philosophique fut même imbu des préjugés de l'astrologie judiciaire qu'il a essayé de défendre — LA PLACE, Exp. v, 4

3 Se dit de certains ouvrages composés dans un dessein philosophique. Grammaire philosophique. La Nosographie philosophique de Pinel. encore relevé aujourd’hui

Historique

XIVe s.

  • Comment oses-tu m'oultrageant, Sans congnoistre mon vif argent, Qu'est mon principe vivifique, Tenter l'euvre philosophique ? — Nat. à l'alch. err. 104

XVIe s.

  • J'ai veu de mon temps faire plaincte d'aulcuns escripts, de ce qu'ils sont purement humains et philosophiques, sans meslange de theologie — MONT., I, 400
Étymologie

Lat. philosophicus, de φιλοσοφιϰὸς (voy. PHILOSOPHE).

Supplément au dictionnaire

PHILOSOPHIQUE. Ajoutez :

4

  • Dans le langage des casuistes, péchés philosophiques, péchés commis par ceux qui ignorent Dieu, ou qui, en péchant, ne pensent point actuellement à Dieu, par opposition à péché théologique (ces péchés n'entraînent pas nécessairement la damnation) — ANT. ARNAULD, 5e dénonciation, I (Œuvres, Lausanne, 1780, t. XXXI, p. 302)
  • Le monstrueux dogme du péché philosophique — Biblioth. critique, Bâle, 1709, t. II, p. 71

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « philosophique » du Wiktionnaire.

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