songeur
- nature
- adj masculin
- diction
- [sɔ̃ʒœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
- parenté
- songer
Sens et définitions
Adjectif 2
- Rêveur, qui songe.
-
Penseur, absorbé par une pensée.
- L’adolescent se tenait debout, son calot à la main. Il avait l’air songeur, préoccupé : une ride lui sillonnait douloureusement le front. Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 121
Nom 1
-
Celui qui se laisse aller à la rêverie.
- Par sa fonction de médiation entre le songeur et le songe, l’interprète devient dès lors une figure centrale, puissamment valorisée au détriment du songeur lui-même. Nathalie Dauvois, Jean-Philippe Grosperrin, Songes et songeurs (XIIIᵉ-XVIIIᵉ siècle), 2003
Citation
Jadis certain Mogol vit en songe.... Le même songeur vit en une autre contrée Un hermite entouré de feu
Origine du mot
Songer ; provenç. somniador ; espagn. soñador ; ital. sognatore. Le picard dit songeard pour pensif. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SONGEUR s. m. (son-jeur)
1 Celui qui songe, qui fait des songes. encore relevé aujourd’hui
- Jadis certain Mogol vit en songe.... Le même songeur vit en une autre contrée Un hermite entouré de feu — LA FONT., Fabl. XI, 4
- Il est dit dans le chapitre 13 du Deutéronome, que le songeur de songes doit être mis à mort dans certains cas — VOLT., Phil. Bible expl. Gen.
1 autre citation
- Tous les songeurs ne sont pas endormis — CARACCIOLI, Lett. récr. et mor. t. I, p. 119, dans POUGENS
2 Particulièrement, dans le style biblique, celui qui raconte ses songes, en parlant de Joseph, fils de Jacob.
- Voici notre songeur qui vient ; allons, tuons-le, et le jetons dans une vieille citerne — ROLLIN, Traité des Ét. V, 2e part. II, 1
3Fig. et familièrement. Homme accoutumé à rêver, à former des projets chimériques. encore relevé aujourd’hui
- Bref, il en est logé chez Guillot le songeur — COURVAL, Satires, p. 158, dans POUGENS
- Le gazetier est logé chez Guillot le songeur — GUI PATIN, Nouv. lett. t. I, p. 7, dans POUGENS
Adjectivement.
- Esprits actifs, quoique songeurs, qui ne peuvent se reposer que sur des vérités solides, ni être heureux que par le beau — JOUBERT, Pensées, Titre 7
Historique
XVIe s.
- À la venue de Panurge, dist Pantagruel : Voyez-ci notre songeur. Ceste parole, dist Epistemon, jadis cousta bon et fut cherement vendue es enfans de Jacob. Adonc, dist Panurge, j'en suis bien chez Guillot le songeur — RAB., III, 14
Étymologie
Songer ; provenç. somniador ; espagn. soñador ; ital. sognatore. Le picard dit songeard pour pensif.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « songeur » du Wiktionnaire.