stoïque
- nature
- adj
- diction
- [stoik] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
-
Philosophie
Qui aborde une réalité douloureuse de face, sans chercher à l’éviter.
- J’ai découvert que vous pouviez être aussi stoïque qu’une autre quand il vous plaisait. Emily Brontë, Un amant, 1892, Traduction de Théodore de Wyzewa, page 138
Nom 1
1 emploi spécialisé
-
Philosophie
Celui, celle qui pratique le stoïcisme.
- Comme le stoïque hégélien, l’anorexique cherche à survivre dans la pureté de la pensée. Céline Masson, Catherine Desprats-Péquignot, Le corps contemporain: créations et faits de culture, 2009
Citation
Sourd au bruit des canons, calme au sein de l'horreur, D'un œil ferme et stoïque il [Duplessis-Mornay] regarde la guerre Comme un fléau du ciel, affreux, mais nécessaire
Origine du mot
Du latin Stoicus, du grec ancien Στωικός, stoikós de στοά, stoá (« portique »). Le portique du Pecile qui était le lieu à Athènes où Zénon de Citium enseignait cette philosophie.
Dans le dictionnaire latin : Stoicus
1873 — le Littré
STOÏQUE adj. (sto-i-k')
1 Qui tient de l'insensibilité et de la fermeté des stoïciens. Il [Montaigne] rejette bien loin cette vertu stoïque qu'on peint avec une mine sévère, un regard farouche. encore relevé aujourd’hui
- .. loin des hommes.... — PASC., Entr. avec M. de Saci.
- Sourd au bruit des canons, calme au sein de l'horreur, D'un œil ferme et stoïque il [Duplessis-Mornay] regarde la guerre Comme un fléau du ciel, affreux, mais nécessaire — VOLT., Henr. VI
3 autres citations
- Est-il quelqu'un de vous d'un esprit assez fort, Assez stoïque, assez au-dessus du vulgaire, pour oser décider ce que Brutus doit faire ? — ID., M. de César, III, 2
- Comme je n'ai jamais eu le caractère bien stoïque, je payais moins patiemment à la nature le tribut de douleur qu'elle m'imposait tous les ans — MARMONTEL, Mém. v
- Combien de fois ainsi mon esprit abattu A cru s'envelopper d'une froide vertu, Et, rêvant de Zénon la trompeuse sagesse Sous un manteau stoïque a caché sa faiblesse ! — LAMART., Méd. I, 18
2 Il se dit quelquefois de ce qui sent la doctrine de Zénon.
- On peut donner plusieurs causes de cette coutume si générale des Romains de se donner la mort : le progrès de la secte stoïque qui encourageait.... — MONTESQ., Rom. 12
S. m. Se dit quelquefois pour stoïcien.
- Ce que les stoïques proposent est difficile et si vain ! les stoïques pensent que tous ceux qui ne sont point au haut degré de sagesse sont également vicieux — PASC., Pens. XXV, 136, édit. HAVET.
- Qu'un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort, Moi je pleure et j'espère — A. CHÉN., la Jeune captive
Historique
XVIe s.
- Si est la pitié passion vicieuse aux stoïcques — MONT., I, 3
- La définition stoïque de l'amour [donnée par les stoïciens] — ID., I. 212
1 autre citation
- La secte stoïcque — MONT., I, 240
Étymologie
Στοϊϰὸς, de στοὰ, portique, à cause que Zénon donnait son enseignement sous un portique à Athènes.
Supplément au dictionnaire
STOÏQUE. Ajoutez :
3 Il s'est dit pour stoïcisme.
- Le stoïque est une belle et noble chimère — SAINT-SIMON, dans Scènes et portraits choisis, etc. par Eug. de Lanneau, Paris, 1876, t. II, p. 415
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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