suborneur

nature
nom masculin
diction
[sybɔʁnœʁ] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
sub

Sens et définitions

Adjectif 1

  1. Qui suborne.
    • Il ne fallait pas écouter ce juif suborneur mais rester dans les frais alpages et les verts bocages. Patrick Modiano, La place de l’étoile, page 97

Nom 1

  1. Personne qui suborne.
    • Une chopine de blanc eût certes bien fait son affaire surtout, prétendait-il, qu’il avait particulièrement besoin de se sentir d’attaque pour aller affronter le suborneur de sa fille. Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921

Citation

Vous, messieurs les inconnus, tant présents qu'absents, vous êtes des suborneurs de filles
Florent Dancourt, Prix de l'arquebuse, se. 11

Origine du mot

Suborner. — Littré, 1873

1873 — le Littré

SUBORNEUR, EUSE s. m. et f. (sub-or-neur, neû-z')

1 Celui, celle qui suborne. Suborneur de témoins. encore relevé aujourd’hui

  • Un fourbe cependant, assez haut de corsage, Et qui lui ressemblait [à l'honneur] de geste et de visage, Prend son temps, et partout ce hardi suborneur S'en va chez les humains crier qu'il est l'honneur — BOILEAU, Épît. X
  • Vous, messieurs les inconnus, tant présents qu'absents, vous êtes des suborneurs de filles — DANCOURT, Prix de l'arquebuse, se. 11

Fig.

  • Sachez qu'entre deux personnes du même âge, il n'y a d'autre suborneur que l'amour — J. J. ROUSS., Hél. III, 11

2 Adj. Qui séduit, trompe. encore relevé aujourd’hui

  • N'écoutons plus ce penser suborneur Qui ne sert qu'à ma peine — CORN., Cid, I, 9
  • Et je pourrai souffrir qu'un amour suborneur Sous un lâche silence étouffe mon honneur ! — ID., ib. III, 3
4 autres citations
  • Un mot suborneur — LA FONT., Faucon.
  • Ce charme suborneur — VOLT., Orph. de la Chine, II, G.
  • Il n'aima plus que le honteux honneur De savoir plaire au monde suborneur — GRESSET, Ver-vert, NI
  • En lui laissant son véritable titre [au Mariage de Figaro], on eût lu l'Époux suborneur — BEAUMARCH., Mar. de Fig. Préface
Historique

XVIe s.

  • Il appelloit Jesus novaliste, suborneur, troubleur d'Israel — D'AUB., Faen. IV, 9
Étymologie

Suborner.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « suborneur » du Wiktionnaire.

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