amorti

nature
adj masculin
diction
[amɔʁti] · 3 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 10

  1. Qui est affaibli, atténué, rendu moins violent.
  2. Qualifie un son assourdi.
  3. Qui est équipé d’un système amortisseur.
7 emplois spécialisés
  1. Physique Qualifie une onde d’amplitude décroissante.
  2. Finance Qualifie un capital engagé qui a été reconstitué par son remboursement ou son exploitation.
  3. Sport Qualifie un élément de jeu qui est contrôlé.
  4. Europe : football Action de maîtriser la balle par un retrait de la surface de contact (pied, jambe, cuisse, poitrine ou tête); ce recul léger au moment de la réception amène la balle à retomber inerte au sol d'où le joueur peut alors la contrôler du pied.
  5. Baseball et softball Coup frappé sans élan, le frappeur ne faisant que toucher la balle avec le bâton pour la faire rouler dans le champ intérieur.
  6. Sports de raquette Revers, volée ou coup droit dont le geste est amorti au moment de l'impact avec la balle, destiné à «déposer» la balle à proximité immédiate du filet.
  7. Sports de raquette En badminton, coup frappé en douceur et si rapidement que le volant retombe juste derrière le filet sur le demi-terrain de l’adversaire.

Nom 2

  1. Coup de raquette très doux qui renvoie la balle (ou le volant) très ralentie, de manière à ce qu’elle retombe juste de l’autre côté du filet.
    • L’amorti est l’action de diminuer ou de supprimer le rebond de la balle (une amortie est la balle résultant d’un amorti). Jean-Claude Marchon, Christian Rieu, Tennis: corriger ses défauts, 2006
1 emploi spécialisé
  1. Football Interception contrôlée du ballon de manière à ce qu’il ne rebondisse pas ou très peu.

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier du verbe amortir.

Citation

L'inimitié qui règne entre nos deux partis N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis
Pierre Corneille, Sertor. III, 2

1873 — le Littré

AMORTI, IE part. passé. (a-mor-ti, tie)

Balle amortie. Le coup amorti par les vêtements. Haines amorties par le temps.

  • L'inimitié qui règne entre nos deux partis N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis — CORN., Sertor. III, 2
  • Hélas ! il consultait de mettre bas les armes ; Et déjà son courroux était presque amorti — ROTROU, Antig. III, 7
5 autres citations
  • Et jurant que la flamme est du tout amortie — RÉGNIER, Élég. II
  • Les passions amorties dégradent les hommes extraordinaires — DIDER., Pens. phil. 9
  • Quand la fougue de la jeunesse sera amortie — VOLT., Ingénu, 13
  • Quand de nos jeunes ans l'éclat est amorti — MOL., Mis. III, 5
  • Je vois de votre teint les roses amorties — ID., Psych. IV, 3

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « amorti » du Wiktionnaire.

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