baraterie

nature
nom féminin
diction
[baʁatəʁi] · 4 syllabes
attesté
1647
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

2 emplois spécialisés
  1. Marine Sorte de malversation, de fraude commise par le capitaine, maître ou patron d’un navire, ou par l’équipage, au préjudice soit des armateurs, soit des assureurs, et qui consiste le plus souvent à faire essuyer au bâtiment un naufrage volontaire ou à supposer des avaries.
    • L’intention de baraterie admise, on comprenait le choix des Hanois, la côte aisément gagnée à la nage. Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866
  2. Droit maritime Acte illégal ou manquement grave à leurs obligations du commandant ou de l'équipage d'un navire.

Origine du mot

Déverbal de l’ancien français barater (« tromper, frauder ») avec le suffixe -erie, apparenté à baratin (« propos destinés à tromper, bavardage »), du gaulois *barato (« trompeur, tricheur, fraudeur »).

1873 — le Littré

BARATERIE s. f. (ba-ra-te-rie)

Terme de marine. Fraude commise par le capitaine, le maître ou patron d'un navire, au préjudice des armateurs, des assureurs. encore relevé aujourd’hui

Historique

XVe s.

  • Ha, dirent les Anglois, ce François prend avantage ; pourquoi n'est son heaume aussi bien bouclé et lacé comme celui de messire Jean de Hollande est ? nous disons que c'est baraterie que il y fait ; on lui dise que il se mette en l'estat de son compagnon — FROISS., II, III, 59
Étymologie

Provenç. barataria ; ital. barrateria ; de barat, tromperie, mot qui est un des plus usités de la langue d'oil et qui se trouve dans toutes les langues romanes. On tire barat de l'arabe barthala, corruption d'un juge. Mais Diez élève des objections tirées de l'étendue du sens et des formes ; ital. barattare ; provenç. baratar ; anc. franç. bareter, faire un mauvais commerce, houspiller ; anc. portug. baratar, détruire ; anc. franç. desbareter ; provenç. desbaratar ; ital. sbarattare, défaire, abattre ; anc. franç. barate ; anc. espagn. barata, confusion, trouble dans la bataille. Diez écarte l'ancien nord barâtta, combat, à cause que le sens ne concorde pas ; l'anc. haut allem. bala-râti, méchancete, aurait donné en français baurai. Enfin il indique le grec πράττειν, agir, faire des affaires, user de pratiques, mot qui a pu avoir été emprunté aux marchands grecs ; et à l'appui il cite le serve barátati, faire des affaires. Mais, faute d'intermédiaires, cela reste douteux, d'autant plus qu'il y a aussi à tenir compte du celtique : bas-bret. barad ; gaél. et irland. brath ; kymri, brad, tromperie.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « baraterie » du Wiktionnaire.

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