calice

nature
nom masculin
diction
[kalis] · 2 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 9

  1. Meuble représentant le vase du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil avec un renflement dans le tiers supérieur pied. À rapprocher de ciboire, coupe et hanap.
    • D’argent à la croix de gueules chargée de 5 calices d’or, qui est de la commune de Saint-Calixte au Québec → voir illustration « armoiries avec 5 calices »
8 emplois spécialisés
  1. Catholicisme Vase sacré dans lequel est consacré le vin, à la messe.
    • Le prêtre se répand en génuflexions. Le voilà qui élève le calice, très haut, figé dans sa chasuble : […]. Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249
  2. Anatomie Partie du rein véhiculant l’urine.
  3. Botanique Premier verticille floral, constitué par l'ensemble des sépales, il protège la fleur en développement.
    • Le Calice n'est autre chose , suivant quelques Botanistes célèbres , qu'une continuité , un prolongement de l'épiderme ou écorce du pédoncule. Quoique le Calice soit le plus communément vert, néanmoins il est assez souvent coloré , et même vivement. Sébastien Gérardin, Tableau élémentaire de botanique, 1805, page 70
  4. Botanique Ensemble des sépales qui soutient la corolle (les pétales).
    • Oh ! la terre, - murmurai-je à la nuit, est un calice embaumé dont le pistil et les étamines sont la lune et les étoiles ! Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842
  5. Paléontologie Face inférieure du disque central d'un crinoïde, légèrement bombée.
  6. Paléontologie Dépression plus ou moins profonde à l'ouverture du polypier d'un anthozoaire, dans lequel s'enfonçait le polype.
  7. Biologie végétale Ensemble des sépales de la fleur, qui forment un ou plusieurs verticilles ou spirales, et constitue la partie extérieure du périanthe.
  8. Liturgies chrétiennes Dans la liturgie, vase sacré dans lequel se fait la consécration du vin lors de la célébration de la messe.

Interjection 2

  1. vulgaire Juron, sacre manifestant la colère ou l’indignation.
    • Calice, encore le téléphone qui sonne !
  2. (Suivi de de, pour qualifier un nom) Foutu.
    • Si au moins tu te renouvelais de temps en temps, ça ferait changement, mais non. Toujours les mêmes mots, toujours la même calice d’affaire ! Patrick Senécal, Aliss, Éditions Alire, Québec, 2000, page 374.

Citation

Nos calices avaient cherché leurs noms parmi les plantes, et le lis leur avait prêté sa forme
Chateaubriand, Génie, IV, I, 2

Origine du mot

Provenç. calitz ; espagn. caliz ; ital. calice : de calix, du grec ϰύλιξ, vase à boire, de ϰύλη, cavité. Chateaubriand, dans l'exemple cité au commencement, suppose que calice a été dit du calice des fleurs, c'est une erreur ; il a été dit de calix, vase. — Littré, 1873

1873 — le Littré

CALICE1 s. m. (ka-li-s')

1 Vase qui sert à la messe pour la consécration du vin. Calice d'or. Élever le calice. encore relevé aujourd’hui

  • Nos calices avaient cherché leurs noms parmi les plantes, et le lis leur avait prêté sa forme — CHATEAUB., Génie, IV, I, 2

Le calice, objet de la guerre des Hussites dans le XVe siècle qui demandaient que la communion se fît sous les deux espèces, et que le calice fût donné au communiant.

  • Ferdinand 1er demandait que le calice fût accordé aux laïques — VOLT., Mœurs, 172

Familièrement. Être doré comme un calice, porter des habits chargés de galons d'or.

2 Dans un sens mystique et de dévotion.

  • Il avala jusqu'au fond le calice de Jésus-Christ, lorsque, choisi pour sauver ce peuple, il lui en fallut supporter les révoltes — BOSSUET, Hist. II, 3
  • Buvons avec lui le calice de sa passion — ID., Serm. Quinq. 1
1 autre citation
  • Il faut que nous participions à son calice, si nous voulons partager sa gloire — MASS., Carême, Mot. de conversion.

Figurément et dans le langage général, boire le calice, souffrir quelque chose de pénible, de douloureux.

  • Il faut avaler ce calice — SÉV., 416
  • Quoi ! du calice amer d'un malheur si durable Faut-il boire à longs traits la lie insupportable ? — VOLT., Alz. V, 3
3 autres citations
  • Si le Fils de l'homme trouva le calice amer, comment un ange l'eût-il porté à ses lèvres ? — CHATEAUB., Génie, I, I, 4
  • Souvent, las d'être esclave et de boire la lie De ce calice amer que l'on nomme la vie — A. CHÉNIER, Él. 36
  • Mes lèvres à peine ont goûté Le calice amer de la vie — LAMART., Méd. I, 25
Historique

XIIe s.

  • Je li dorrai [donnerai] le grant tresor de l'arche ; N'i demorra ne galice ne chape — Li coronemens Looys, 434
  • Le caliz del salvedur receverai — Liber psalm. p. 178
1 autre citation
  • .... E le chalice d'or où li sainz out chanté — Th. le mart. 182

XIIIe s.

  • Mais sa terre en fut moult grevée et les eglises del regne, car il lor convint mettre jusques as calices, et canterent lonc tans en calisces d'estain — Chr. de Rains, p. 56
  • Mes s'aucuns a galisces ou vestemens ou autres chozes por Dieu servir, bien les pot prester.... — BEAUMANOIR, XXXVIII, 14
3 autres citations
  • Es mains tint le calisse et l'oublie a saisie — Ch. d'Ant. I, 430
  • Que on embleroit nos calices Devant nous à la table Dé [de Dieu], Fabliaux — BARBAZAN, I, 76
  • Cist veissiaus où men sanc meïs, Quant de men cors le requeillis, Calices apelez sera, le Roman de St-Graal — DE LABORDE, Émaux, p. 183

XIVe s.

  • Je donray de Bertran d'argent tout son pesant, Et ne deüst avoir en Espaigne la grant Calice sur autel jamais en mon vivant — Guesclin, 12146

XVIe s.

  • Et a la coustume tant gaigné, qu'on n'oseroit quasi comparoistre en bonne compagnie, qu'on ne soit doré comme un calice — LANOUE, 161
Étymologie

Provenç. calitz ; espagn. caliz ; ital. calice : de calix, du grec ϰύλιξ, vase à boire, de ϰύλη, cavité. Chateaubriand, dans l'exemple cité au commencement, suppose que calice a été dit du calice des fleurs, c'est une erreur ; il a été dit de calix, vase.

CALICE2 s. m. (ka-li-s')

Terme de botanique. Enveloppe extérieure en forme de coupe, le plus ordinairement de couleur herbacée et qui renferme la corolle et les organes sexuels de la fleur.

  • Pourquoi relevez-vous, ô fleurs, vos pleins calices, Comme un front incliné que relève l'amour ? — LAMART., Harm. I, 3
Historique

XVIe s.

  • Feuilles, fleurs, calices, espis — PARÉ, t. III, p. 635
Étymologie

Calyx, calice des fleurs, en grec ϰάλυξ, enveloppe, de ϰαλύπτειν, cacher. Les dictionnaires latins distinguent calix, coupe, et calyx, calice de fleurs ; de là la distinction en français.

Supplément au dictionnaire

2. CALICE. Ajoutez :

2Terme de zoologie. Nom donné à la capsule qui contient l'ovule dans l'ovaire de la poule.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « calice » du Wiktionnaire.

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