capon
- nature
- adj masculin
- diction
- [kapɔ̃] · 2 syllabes
- attesté
- 1628
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
- familier Hypocrite qui dissimule, trompe ou cajole pour arriver à ses fins ; flatteur, cajoleur.
- familier Joueur rusé.
- familier Enfant qui rapporte, qui dénonce un camarade ; rapporteur, balance.
- Enfant fripon.
1 emploi spécialisé
- Marine Palan muni d’un crochet de fer qui sert à hisser l’ancre au bossoir.
Adjectif 3
-
vieilli Poltron, couard, lâche.
- Dimanche et semaine, j’ai été à la merci de ce Legnagna qui est né faible, envieux, capon, et que l’insuccès a encore aigri. Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889
- Bec-Salé n'était qu'un capon, une dégoûtante masse de graisse, privée de nerfs, vide de sang. Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 36
-
Étourdi, abasourdi.
- Cent mille ? Déjà ? c’est plus que je ne dépense en un an à la Rouéchotte ! coupa Gilbert, tout capon. Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 138
- Relatif au Cap-de-la-Madeleine, ancienne ville québécoise, désormais secteur de la ville de Trois-Rivières.
Citation
La Vrillière avait une charge de secrétaire d'État, qui, pour parler comme en Espagne, se pouvait appeler caponne
Origine du mot
Espagn. capon, chapon ; ital. cappone, même sens (voy. CHAPON). Dans charge caponne, caponne vient de l'espagnol capona, en cette locution llave capona, clef châtrée, que le roi d'Espagne accordait à certains gentilshommes, ainsi dite parce que, donnant le droit honorifique d'entrée dans les appartements, elle ne donnait ni exercice ni appointement. — Littré, 1873
1873 — le Littré
CAPON1 s. m. (ka-pon)
1 Celui qui cajole pour tromper et arriver à ses fins. Tu as beau faire le capon, tu perds ta peine. Terme très familier. encore relevé aujourd’hui
2 Dans les académies de jeu, capons, ceux qui ne s'y trouvent que pour prêter de l'argent aux joueurs.
Populairement, joueur rusé, fin et appliqué à prendre tous ses avantages. Il est capon à ce jeu-là.
3 Poltron, et aussi, au collége, celui qui, dans une punition collective, dénonce un camarade.
4 Adj. Capon, caponne, qui a le caractère du capon. Quoi de plus capon qu'une pareille conduite ? Il n'y a pas au monde plus capon que lui.
5 Charge caponne, se disait autrefois d'une charge qui n'avait qu'un titre sans rien d'effectif. non relevé aujourd’hui
- La Vrillière avait une charge de secrétaire d'État, qui, pour parler comme en Espagne, se pouvait appeler caponne — SAINT-SIMON, 197, 135
- Il y a des clefs qui n'en ont que la figure, qui n'ouvrent rien et qui s'appellent des clefs caponnes, pour les gentilshommes [de la chambre d'Espagne] sans exercice — ID., 89, 172
1 autre citation
- D'une charge caponne de général des carabins qui n'existaient plus, il s'en fit une réelle de mestre-de-camp général des dragons — ID., 37, 176
Étymologie
Espagn. capon, chapon ; ital. cappone, même sens (voy. CHAPON). Dans charge caponne, caponne vient de l'espagnol capona, en cette locution llave capona, clef châtrée, que le roi d'Espagne accordait à certains gentilshommes, ainsi dite parce que, donnant le droit honorifique d'entrée dans les appartements, elle ne donnait ni exercice ni appointement.
CAPON2 s. m. (ka-pon)
Terme de marine. Instrument composé d'une corde, d'une poulie et d'un croc de fer, qui sert à lever l'ancre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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