cauchemar
- nature
- nom masculin
- diction
- [koʃəmaʁ] · 3 syllabes
- usage
- 46 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Oppression ou étouffement qui survient quelquefois durant le sommeil, mais qui cesse dès qu’on se réveille.
- Être sujet au cauchemar.
-
Rêve pénible ou effrayant, provoquant l'angoisse.
- Durant la même nuit, Feempje qui n’avait jamais de cauchemar s’était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n’aurait pu dire quelles terrifiantes figures. Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55
-
Situation qui laisse un mauvais souvenir ou que l'on redoute.
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005
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Personne ou chose très ennuyeuse, très importune.
- Cette obligation est mon cauchemar.
Origine du mot
De l’ancien français cauquemare, composé de cauque (apparenté à l’ancien français cauche, du verbe chauchier (« presser, fouler »), et de mar, emprunté du moyen néerlandais mare (« fantôme nocturne »).
1873 — le Littré
CAUCHEMAR s. m. (kô-che-mar)
1 Sentiment d'un poids incommode sur la région épigastrique, pendant le sommeil, avec impossibilité de se mouvoir, de parler, de respirer ; état qui finit par un réveil en sursaut après une anxiété extrême. Avoir le cauchemar.
2Par extension, tout rêve effrayant. Ma nuit a été troublée par des cauchemars horribles.
3Fig. Pensée affligeante ou effrayante qui nous poursuit sans cesse et dont nous ne pouvons nous débarrasser. encore relevé aujourd’hui
- Vous tirez mon âme endormie Du cauchemar des mauvais jours — BÉRANG., Cinquante ans.
- Toujours ce cauchemar ! mon amour n'est donc pas assez puissant pour vous guérir de votre folie ? — CH. DE BERNARD, le Persécuteur, § 4
Homme qui pèse sur nous d'une façon quelconque, mais très importune.
- Cet homme-là est mon cauchemar — BAYARD et JAIME, le Réveil du lion, II, 7
On dit aussi : Cet homme donne le cauchemar.
Historique
XVIe s.
- Demons, cacodemons, incubes, succubes, coquemars, gobelins, lutins — PARÉ, XIX, 26
Étymologie
Wallon, chaukemar ; rouchi, cauquemar ; coquemar, dans Paré ; d'un ancien verbe caucher, qui existe dans le picard cauquer, le bourguignon côquai, et qui signifie presser ; provençal, calcar ; ital. calcare ; du latin calcare, fouler (voy. CHAUSSES) ; et d'un mot germanique mar, démon, incube, allemand Nacht-mar, anglais night-mare, incube de la nuit. Dans le languedocien le cauchemar se dit chaouche-vielio, la vieille qui presse ; Paré l'a nommé, entre autres, chauche-poulet.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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