oppression
- nature
- nom féminin
- diction
- [opʁesjɔ̃] · 3 syllabes
- usage
- 9 par million de mots
- parenté
- oppress
Sens et définitions
Nom 6
- Action d’opprimer et état de ce qui est opprimé.
- Domination systémique ou violence exercée par un groupe social ou une institution sur un autre groupe, entraînant discrimination ou exclusion.
-
État de ce qui est oppressé.
- Oppression de poitrine.
3 emplois spécialisés
-
Catholicisme
Influence négative du diable ou de ses démons sur une personne, pour la couper de Dieu.
- Il y a beaucoup plus d'infestations, d'oppressions ou d'obsessions qu'on ne le croit et beaucoup moins de possessions qu'on ne l'imagine « Interview du P. Denis Broussat, exorciste du diocèse de Perpignan », Famille chrétienne, 8 avril 2011.
- Appareil respiratoire La sensation d'un poids sur la partie affectée, dont l'action est par elle-même, embarrassée.
- Problèmes sociaux Action de faire violence par abus d'autorité.
Citation
La bise me fait une oppression par la crainte qu'elle me donne
Origine du mot
Du latin oppressio (« action d’opprimer »).
Dans le dictionnaire latin : oppressio
1873 — le Littré
OPPRESSION s. f. (o-prè-sion ; en vers, de quatre syllabes)
1 État de ce qui est oppressé. repris par le Wiktionnaire
Terme de médecine. Oppression des forces, état dans lequel le malade, loin de manquer de forces, est embarrassé de leur excès ; c'est ce que l'on observe au début de quelques phlegmasies, de quelques hémorrhagies, etc.
2 État dans lequel le malade éprouve la sensation d'un poids. Oppression de poitrine. encore relevé aujourd’hui
Absolument. L'oppression de la poitrine.
- La bise me fait une oppression par la crainte qu'elle me donne — SÉV., 377
- Hier, à six heures, il tourne à la mort tout d'un coup : les redoublements de fièvre, l'oppression, les rêveries ; en un mot la goutte l'étrangle traîtreusement — ID., 413
Fig.
- Chercher à soulager l'oppression de mon cœur — GRAFFIGNY, Lett. péruv. 19
- Je hais l'oppression d'une haine profonde — V. HUGO, Feuilles d'automne, XL.
3 État de ce qui est opprimé. repris par le Wiktionnaire
- Dieu parle dans les dernières oppressions ; si le refroidissement de la charité laisse l'Église presque sans vrais adorateurs, les miracles en exciteront — PASC., Pensées, XXV, 204, éd. HAVET.
- Il y a quatre cents ans que tu demeures dans l'oppression — BOSSUET, Hist. II, 10
3 autres citations
- Mme d'Aiguillon savait-elle une famille opprimée, elle animait la justice contre l'oppression — FLÉCH., Aiguillon.
- L'Église gémissait dans l'oppression — MASS., Panég. Ste Agnès.
- Le cri de la liberté toujours prêt à sortir de l'extrême oppression — J. J. ROUSS., Polysynodie.
Action d'opprimer.
- L'aversion naturelle que l'on a pour les oppressions injustes — SÉV., à Guitaut, 25 sept. 1677
- Les énormes dépenses.... jetèrent un si bon roi [Salomon] dans les oppressions qui donnèrent lieu, sous son fils, à la division de la moitié du royaume — BOSSUET, Polit. X, VI, 1
5 autres citations
- Admirez, femmes riches, et tremblez, dit le prophète, vous qui par des dépenses folles et excessives contraignez vos maris à chercher dans l'oppression des pauvres de quoi fournir à vos vanités et à votre luxe — FLÉCH., Mar.-Thér.
- D'un même joug souffrant l'oppression — RAC., Esth. I, 1
- Il est rare que l'oppression, quand elle est extrême, n'inspire pas aux peuples quelque résolution salutaire — DIDER., Claude et Nér. I, 107
- Mortelle ennemie des lois et de la liberté, qu'a-t-elle [la noblesse] jamais produit dans la plupart des pays où elle brille, si ce n'est la force de la tyrannie et l'oppression des peuples ? — J. J. ROUSS., Hél, I, 62
- Corvée, impôts rongeurs, tributs, taxes pesantes, Le sel, fils de la terre, ou même l'eau des mers, Source d'oppression et de fléaux divers — A. CHÉN., Hymne à la France.
Oppression se dit aussi de la tyrannie domestique. Elle se retira dans un couvent pour se soustraire à l'oppression d'une belle-mère.
4 Embarras d'argent, embarras d'affaires.
- Je vous mandai, la dernière fois, la vue que j'avais pour vous tirer de l'oppression où vous êtes — SÉV., 25 janv. 1690
- On met ses amis en campagne, ou plutôt ils s'y mettent eux-mêmes avec.... tant d'envie de vous tirer de cette oppression [un procès], que c'est leur propre affaire — ID., 16 mars 1689
Historique
XIVe s.
- Pour très grieves oppressions que l'en li fait — ORESME, Thèse de MEUNIER.
XVIe s.
- Nous garderons de toute oppression et violence tant les ecclesiastiques que le pauvre peuple — D'AUB., Hist. II, 227
- Les oppressions et miseres de mes pauvres sujets — ID., ib. II, 244
Étymologie
Provenç. oppression ; ital. oppressione ; du lat. oppressionem, de ob, et pressionem (voy. PRESSION). On a dit aussi oppresse aux XVe et XVIe siècles.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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