cocon

nature
nom masculin
diction
[kokɔ̃] · 2 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Coque qui renferme le ver à soie quand il a achevé de filer et dont on obtient la soie en la dévidant.
    • Le travail de filature consiste à retirer le fil du cocon dont la longueur est d’environ 480 mètres et à le dévider sans le briser. D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1ʳᵉ partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914
  2. Tout ce qui protège un être fragile ou immature.
    • L’école, les copines, la zumba et les petits restaus : il ne lui en faudrait pas plus pour se sentir bien, à l’aise dans le cocon qu’elle s’était tissé. Pas plus, mais elle en avait besoin plus que jamais. Valérie Gans, Des fleurs et des épines, J.-C. Lattès, 2015
  3. vieilli Élève polytechnicien. absent du Littré
2 emplois spécialisés
  1. Zoologie Enveloppe que se filent beaucoup de larves d’insectes, et dans laquelle doit s’opérer leur dernière mue.
  2. Insectes Enveloppe soyeuse que se filent les chenilles des lépidoptères, et dans laquelle s'opère leur dernière mue.

Origine du mot

: D’abord sous la forme coucon, l’occitan coucoun, du latin coccum (« cochenille »), parasite formant une petite excroissance globuleuse ressemblant à une graine.

Dans le dictionnaire latin : coccum

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

COCON s. m. (ko-kon)

Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle s'opère leur dernière mue. encore relevé aujourd’hui

Tissu filamenteux produit par le ver à soie, et dont il s'enveloppe comme d'une coque pour subir sa métamorphose.

Fig. S'enfermer dans son cocon, vivre dans la retraite, ne s'occuper que de ses affaires.

Cocon percé, voy. PERCÉ.

Historique

XVIe s.

  • Les magniaux [vers à soie] des Sevenes de Languedoc, lesquels, tant pour leur propre naturel, que pour estre nourris de fueille de meurier noir, produisent des coucons ou piotons grands et mols, par consequent peu fournis de soie — O. DE SERRES, 474
  • Deux ou trois jours mettent les vers à parfaire leurs escailles, plotons ou coucons (diversement nommés, selon les lieux) — ID., 487
1 autre citation
  • Le coucon estant percé, les filets de la soie se treuvent tronçonnés, par consequent indevidables — ID., 490
Étymologie

Ce mot paraît être un dérivé de coque. On trouve dans Du Cange coconus, cochonus, bouchon.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « cocon » du Wiktionnaire.

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