confesseur
- nature
- nom masculin
- diction
- [kɔ̃fɛsœʁ] · 3 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
- parenté
- confesser
Sens et définitions
Nom 2
-
Prêtre qui entend en confession.
- Mais une vieille demoiselle change plus facilement de confesseur qu’elle ne change d’opinion. Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 23
1 emploi spécialisé
-
Religion
Celui qui, dans l’Église primitive, avait confessé la foi de Jésus-Christ, jusqu’à souffrir des tourments, mais sans mourir.
- « Je veux lire le Nouveau Testament dans l’original, fit-il avec l’énergie d’un confesseur de la foi devant un préfet romain. » Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 19
Citation
Le récit de ses fautes est pénible ; on veut les couvrir et charger quelque antre ; c'est ce qui donne le pas au directeur sur le confesseur
Origine du mot
Du latin confessor.
Dans le dictionnaire latin : confessor
1873 — le Littré
CONFESSEUR s. m. (kon-fè-seur)
1 Dans la primitive Église celui qui, durant la persécution, avait confessé le nom de Jésus-Christ jusqu'à subir le martyre, mais sans en mourir. Ce n'est pas un martyr, c'est un confesseur. encore relevé aujourd’hui
- Ce courageux confesseur de Jésus-Christ adressa à l'empereur un livre dont le titre.... — BOSSUET, Variat. Avert. V, § 18
2 Prêtre à qui l'on se confesse. encore relevé aujourd’hui
- Comme à mon confesseur, vous ouvrant ma pensée — RÉGNIER, Sat. VII
- Le récit de ses fautes est pénible ; on veut les couvrir et charger quelque antre ; c'est ce qui donne le pas au directeur sur le confesseur — LA BRUY., XI
Historique
XIIIe s.
- Ici endroit gist un cors saint, Qui est el ciel avec les sains, Bon martirs et bon confessors ; Ci illeques en gist le cors — Ren. 4779
XVIe s.
- Et certes ils ne se pouvoyent confesser, veu qu'il n'y avoit lors ne confesseurs, ne confession mesme — CALVIN, Instit. 501
- L'aultre respondit à son confesseur qui lui promettoit qu'il souperoit ce jour-là avecques nostre seigneur : allez vous y en ; car, de ma part, je jeusne — MONT., I, 296
Étymologie
Provenç. confessor ; espagn. confesor ; ital. confessore ; du latin confessorem (voy. CONFESSER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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