contempteur
- nature
- nom masculin
- diction
- [kɔ̃tɑ̃ptœʁ] · 3 syllabes
- attesté
- 1449
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- contemption
Sens et définitions
Nom 1
-
littéraire Celui qui méprise quelqu’un ou quelque chose.
- Ce contempteur de la ruse ment. Ce flétrisseur de la lâcheté use et mésuse de petits papiers. Pouah ! Émile Armand, La revanche des « bandits tragiques », dans Les réfractaires, nᵒ 2, février-mars 1914
Citation
C'est un jeune lion qui aura bientôt de la force aux ongles, et alors malheur aux oppresseurs du peuple et aux contempteurs de son autorité
Origine du mot
Du latin contemptor (même signification), dérivé de contemnere (« mépriser »), de cum (« avec ») et temnere (« dédaigner »).
Dans le dictionnaire latin : contemptor
1873 — le Littré
CONTEMPTEUR, TRICE s. m. et f. (kon-tan-pteur, tri-s')
1 Celui, celle qui méprise, qui a l'esprit méprisant. encore relevé aujourd’hui
- C'est un jeune lion qui aura bientôt de la force aux ongles, et alors malheur aux oppresseurs du peuple et aux contempteurs de son autorité — MALH., Lettre, dans RICHELET
- Uni de goût et d'intérêt avec tous les contempteurs d'Homère, il attend paisiblement que les hommes détrompés lui préfèrent les poëtes modernes — LA BRUY., V
6 autres citations
- Vous voyez avec douleur les premières places occupées souvent par les protecteurs du vice et les contempteurs de la vertu — MASS., Carême, Mélange des bons, etc.
- Vous êtes des contempteurs de Jésus-Christ — ID., Carême, Rechute.
- Et rend votre transgression aussi criminelle que celle des contempteurs de la loi même — ID., Carême, Jeûne.
- Les contempteurs la gloire se piquent de bien danser — VAUVENARGUES, Espr. hum. 27
- Contempteurs de la foudre, ils craignent le mépris — BERNIS, Religion vengée, V
- Le contempteur des dieux, l'exemple des tyrans, Mézence le premier conduit ses fiers Toscans — DELILLE, Énéide, VII
2 Adjectivement.
- L'attention de la première Église à dérober aux yeux contempteurs le secret des mystères — DESFONTAINES
Remarque
L'ancienne Académie, dans ses Remarques sur Vaugelas, avait dit que contempteur n'était pas de la langue ; ce mot, malgré cet arrêt, y a persisté ; il est du style relevé.
Historique
XIVe s.
- Il monstre et manifeste liberalement tout ce que il veult, pour ce que il est contemptif et desprisant — ORESME, Eth. 124
XVIe s.
- Je laisse ceux-là qui se monstrent pleinement contempteurs de Dieu — CALV., 261, etc.
- Ils nous pouisuivent par grande clameur comme contempteurs et ennemis des Peres — ID., Instit. Dédicace.
Étymologie
Lat. contemptor, du supin contemptum, de contemnere, mépriser, de cum, et temnere, le même que τέμνειν, couper, dans le sens de retrancher, dédaigner. On trouve aussi dans le XVIe siècle contemneur.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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