enlevé

nature
adj masculin
diction
[ɑ̃ləve] · 3 syllabes
usage
32 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 2

  1. Manière d’interpréter un morceau de musique plus rapide ou plus forte.
  2. Mort.
    • Tout cependant ne s'était gâté qu'après la mort d'un second enfant, le fils si désiré, enlevé en bas âge. Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, Gallimard, 1974, page 259

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier du verbe enlever.
    • Le fait de lui avoir enlevé sa bulle d’air ne l’a pas irrémédiablement désallégé, puisqu’en raréfiant l’air qui se trouve dans son corps, il y remplace par un volume équivalent de vide —- s’il est permis de s’exprimer ainsi — le volume de la bulle qu’on lui a enlevée. Annales de biologie lacustre, 1913, volumes 5 à 6, page 169

Citation

Elle a été enlevée en six jours, sans connaissance ; enfin cela est pitoyable
Madame de Sévigné, 353

1873 — le Littré

ENLEVÉ, ÉE part. passé. (an-le-vé, vée)

1 Levé en haut. Le plateau de la balance enlevé par un poids. Un fardeau enlevé de terre.

Terme de blason. Se dit de certaines pièces de l'écu qui paraissent enlevées.

Terme de sculpture. Feuilles enlevées, feuilles d'arbres qui sont détachées du fond.

Fig. et familièrement. Cela est enlevé, se dit d'un dessin large, facile et hardi, d'un morceau de musique joué très bien et très vivement, et aussi d'une scène, au théâtre.

Fait rapidement. Un volume enlevé en dix jours est un volume fait en dix jours.

2 Emporté, soustrait. encore relevé aujourd’hui

  • Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient — LA FONT., Fabl. I, 13

3 Pris de vive force. Une place enlevée à l'ennemi. Position enlevée à la baïonnette.

4 Qui est l'objet d'un rapt. Une femme enlevée.

5 Qui a perdu la vie par une maladie.

  • Elle a été enlevée en six jours, sans connaissance ; enfin cela est pitoyable — SÉV., 353

6 Acheté avec empressement.

  • Mon livre était enlevé, la première édition en était épuisée — MARMONTEL, Mém. VIII

7 Ravi, charmé.

  • Cet événement est grand, et si singulier, si brillant, si extraordinaire qu'on en est enlevé — SÉV., 600
  • On était enlevé des grâces de sa conversation [de Mlle Rose] — SAINT-SIMON, 87, 131
1 autre citation
  • Ici je me sentis enlevé hors de moi par de plus invincibles charmes — MARMONTEL, Mém. X

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « enlevé » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire