fuyard
- nature
- nom masculin
- diction
- [fɥijaʁ] · 2 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui s'enfuit.
- Désormais je serai d’une férocité hyrcanienne, froid comme Hippolyte et fuyard des femmes, ainsi que Joseph. Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863
1 emploi spécialisé
- Plomberie familier Qui présente une fuite (en parlant d’un raccord, d’un joint, d’un robinet…).
Nom 2
-
(Usage critiqué) référence nécessaire (résoudre le problème) Fugitif.
- L’Angleterre s’effaça. Les fuyards n’eurent plus autour d’eux que la mer. Victor Hugo, L’homme qui rit
1 emploi spécialisé
-
Militaire
Soldat qui s’enfuit du combat.
- Tireur d’élite dans l’armée française et envoyé en Algérie en 1955, il a connu la prison pour avoir refusé d’abattre un fuyard. Louis Fraysse, Antoine Nouis, Regards sur une tragédie : Réforme et la guerre d’Algérie, 2013
Citation
Ils [les castors] deviennent fuyards, leur génie flétri par la crainte ne s'épanouit plus, ils s'enfouissent eux et tous leurs talents dans un terrier
Origine du mot
Fuir, avec la finale ard qui indique l'habitude. — Littré, 1873
1873 — le Littré
FUYARD, ARDE adj. (fui-iar, iar-d')
Qui a coutume de s'enfuir. Troupes fuyardes. encore relevé aujourd’hui
- Ils [les castors] deviennent fuyards, leur génie flétri par la crainte ne s'épanouit plus, ils s'enfouissent eux et tous leurs talents dans un terrier — BUFF., Quadrup. t. III, p. 62, dans POUGENS
Pigeon fuyard, pigeon qui est dans un colombier à pied et qui ne s'arrête pas dans les volières et basses-cours.
Terme de fauconnerie. Oiseau fuyard, oiseau qui ravit sa proie et la détourne.
Substantivement.
- Il voit quelques fuyards sauter dans une barque — CORN., Pomp. V, 3
- Il eut d'abord à s'avancer sur une route glissante, encombrée de bagages et de fuyards, contre un vent violent soufflant en face et au travers d'une nuit obscure et glaciale — SÉGUR, Hist. de Nap. XI, 7
1 autre citation
- L'armée était dans un dernier état de détresse physique et morale quand les premiers fuyards atteignirent Vilna — ID., ib. XII, 3
Il se disait autrefois d'un homme qui évitait de tirer à la milice. Quand un fuyard était arrêté, il était milicien de plein droit.
Fig. Celui qui échappe à quelque engagement.
- Ah ! comme vous voudrez, reprit-il là-dessus ; mais je regrette le fuyard ; il valait mieux pour vous puisqu'il était riche — MARIV., Pays. parv. 4e part.
Historique
XVIe s.
- .... Quand à l'emblée il avoit eu d'elle quelque fuyarde œillade — YVER, P. 544
- Les fuiards — D'AUB., Hist. I, 295
1 autre citation
- Sur le delogement fuyard du prince d'Oranges — CARLOIX, I, 7
Étymologie
Fuir, avec la finale ard qui indique l'habitude.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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