grammairien
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɡʁamɛʁjɛ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1245
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- grammaire
Sens et définitions
Nom 2
-
Celui ou celle qui s’est spécialisé dans l’étude de la grammaire.
- Beaucoup de grammairiens ont agité la question de savoir si, dans la déclinaison des mots, il faut suivre la dissimilitude ou la similitude, c'est-à-dire, en d'autres termes, l'anomalie ou l'analogie. Varron, De la langue latine, livre 10, traduction dans Œuvres complètes de Macrobe, Varron, Pomponius Mela, sous la direction de M. Nisard, Paris, Dubrochet, Le Chevalier & Compagnie, 1850, page 572
1 emploi spécialisé
-
Antiquité
Celui ou celle qui s’adonnait à l’étude ou à l’enseignement des lettres en général.
- Est-ce Athénée, un grammairien, qui pouvait se préoccuper de la façon dont nos pères comprenaient la musique ? Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
-
Grammaire
Qui concerne la grammaire.
- Quel paradoxe que de se tourmenter en français, que de souffrir dans une langue grammairienne, dans l’idiome le moins délirant que soit ! Sanglots géométriques ! Emil Cioran, cité par Dumitra Baron, De l’inconvénient de traduire : Promenade cioranienne dans les sentiers de la traduction, Atelier de traduction Nᵒ4 (2005), Cercul traducătorilor (Cercle des traducteurs) de la Facultatea de Litere (Faculté des Lettres
Citation
Tout grammairien qui n'est pas né dans la capitale, ou qui n'y a pas été élevé dès l'enfance, devrait s'abstenir de parler des sons de la langue
Origine du mot
Grammaire ; provenç. gramayrian. Le plus ancien français disait gramaire (XIIe s. Les bons gramaires, les bons grammairiens, Brut, ms. f° 112, dans LACURNE), représentant grammarius, comme la grammaire représente grammaria. Montaigne l'a pris adjectivement au sens de grammatical : Un pur estude grammairien, I, 169. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GRAMMAIRIEN s. m. (gra-mè-riin)
1 Celui qui s'occupe spécialement de la grammaire et des règles ou des usages d'une langue ; celui qui a écrit sur la grammaire. encore relevé aujourd’hui
- Par nos grammairiens, qu'il faut nommer suivant leur ordre d'ancienneté, j'entends Vaugelas, Ménage, le P. Bouhours, et M. l'abbé Régnier ; voilà du moins les plus célèbres — D'OLIVET, Ess. gramm. sect. 1
- Tout grammairien qui n'est pas né dans la capitale, ou qui n'y a pas été élevé dès l'enfance, devrait s'abstenir de parler des sons de la langue — DUCLOS, Gramm. Œuvres, t. IX, p. 21, dans POUGENS
2 autres citations
- Quand voit-on naître les critiques et les grammairiens ? tout juste après le siècle du génie et des productions divines — DIDEROT, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 233, dans POUGENS
- Eux seuls [les corrupteurs du goût] peuvent prétendre au rare privilége D'aller au Louvre, en corps, commenter l'alphabet, Grammairiens-jurés, immortels par brévet — GILB., 18e siècle.
Par antonomase, celui qui, fondant les règles de la grammaire et ses définitions sur l'analyse des opérations de l'esprit humain, conçoit et soutient les principes de la grammaire générale. En ce sens les grammairiens français sont Arnauld et Lancelot, Buffier, Dumarsais, Beauzée. En ce sens encore on a dit que Restaut savait bien la grammaire, mais qu'il n'était pas grammairien.
2Terme d'antiquité. Nom donné à ceux qui se livraient à l'étude et à l'enseignement des lettres en général ; ce nom comprenait ce que nous nommons aujourd'hui érudit, philologue, archéologue, critique, etc. Aristarque était un grammairien de l'école d'Alexandrie. encore relevé aujourd’hui
- Diogène s'étonnait de ce que les grammairiens se tourmentaient si fort pour savoir tous les maux qu'Ulysse avait soufferts — FÉN., Diog.
3 S. f. Grammairienne, femme qui étudie, qui enseigne la grammaire. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIVe s.
- Ceulx qui font œuvres de gramariens et de musiciens, ilz sont gramariens et musiciens — ORESME, Eth. 30
XVIe s.
- Demetrius le grammairien — MONT., I, 175
Étymologie
Grammaire ; provenç. gramayrian. Le plus ancien français disait gramaire (XIIe s. Les bons gramaires, les bons grammairiens, Brut, ms. f° 112, dans LACURNE), représentant grammarius, comme la grammaire représente grammaria. Montaigne l'a pris adjectivement au sens de grammatical : Un pur estude grammairien, I, 169.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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