ménestrel
- nature
- nom masculin
- diction
- [menɛstʁɛl] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
figuré Poète, chanteur.
- …quelque chevaleresque que soit le poète français ; à Paris, vous pourriez rencontrer plus d’un ménestrel dégénéré, prêt à cultiver votre affection pour la tromper. Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844
2 emplois spécialisés
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Histoire
Poète et musicien qui allait, au Moyen Âge, de châteaux en châteaux, chantant des vers composés par lui ou par d’autres.
- Avec Walter Scott, plus tard, elle s’éprit de choses historiques, rêva bahuts, salle des gardes et ménestrels. Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857
- Anthropologie Au Moyen Âge, musicien qui jouait d'un instrument et récitait des poèmes, allant de château en château distraire les seigneurs et leurs invités.
Origine du mot
Du bas latin ministerialis ^([1]) (« de service » → voir ministériel) d’où le sens en ancien français de « homme de service, serviteur, artisan », plus avant, du latin ministerium (« service [d’un serviteur] »), dérivé de minister (« serviteur »).
Dans le dictionnaire latin : ministerium
1873 — le Littré
MÉNESTREL s. m. (mé-nè-strèl)
Nom, dans l'âge féodal, des poëtes et musiciens qui allaient de châteaux en châteaux, chantant des vers et récitant des fabliaux. encore relevé aujourd’hui
- Il y avait le ménestrel poëte et improvisateur, puis le ménestrel chantant, enfin le ménestrel joueur d'instrument ; il y avait les grands et les petits ménestrels, comme nous eûmes plus tard les grands et petits violons ; enfin, si je citais les instruments de musique, je parlerais d'un ménestrel de vielle, d'un ménestrel de harpe en 1360.... — DE LABORDE, Émaux, p. 386
Historique
XIIe s.
- Li reis Salomun tramist ses messages al rei Yram, e preiad que un menestrel [ouvrier] bon li enveiast ki en seust e maistres fust de orfaverie — Rois, p. 252
XIIIe s.
- Menestrel [musiciens] s'apareillent pour faire leur mestier — Berte, X
- Avint il [Richard] avoit longuement tenu un menestrel, qui nés estoit devers Artois, et avoit nom Blondiaus — Chr. de Rains, p. 53
XIVe s.
- Sachent tuit que Philippe Lespieur eust fait semondre en cause de heritage Guillaume Guiart, menesterel de bouche [joueur d'instruments], Bibl. de l'Éc. des chartes, 2e série, t. III, p. 13. Comme du jugleur, et de l'ymagier, et de chascun menesterel en son artifice — ORESME, Eth. IX, 15
XVe s.
- Le diner fut grand et bel, et bien estoffé de toutes choses ; et y ot là grand foison de menestrieux qui firent leur mestier — FROISS., II, III, 41
- À Gracieuse Alegre, menesterelle du pays d'Espagne, pour sa pension — DE LABORDE, Émaux, p. 386
Étymologie
Thème fictif, ministrellus pour menestrel, ou ministerellus pour menestereus, dimin. du lat. minister (voy. MINISTRE) ; provenç. menestral, artisan.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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