frêle
- nature
- adj
- diction
- [fʁɛl] · 1 syllabe
- usage
- 11 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui a peu de solidité, de résistance.
- Un frêle appui guide ses pas pesants. Casimir Delavigne, Paria, acte III, scène 1
-
Fragile, instable.
- Mettant toujours ma frêle existence à l’ombre de vos ailes. Voltaire, Lettre à Monsieur le Comte d’Argental, 24 octobre 1774
-
figuré De peu d’importance ; menu.
- La beauté du visage est un frêle ornement. Molière, Les Femmes Savantes, acte III, scène 6
Citation
Je ne vous réponds pas que ma vieille et frêle machine puisse durer jusqu'au printemps
Origine du mot
Du latin fragilis. Il forme un doublet avec la forme savante fragile.
Dans le dictionnaire latin : fragilis
1873 — le Littré
FRÊLE adj. (frê-l')
Qui a peu de solidité, de résistance. repris par le Wiktionnaire
- Que vois-je ? en une frêle barque Quels insensés fendent les eaux ? — LAMOTTE, Odes, t. I, p. 70, dans POUGENS
- Je ne vous réponds pas que ma vieille et frêle machine puisse durer jusqu'au printemps — VOLT., Lett. d'Alembert, 8 nov. 1776
2 autres citations
- Toujours prêt à sortir de ma frêle prison [mourir], J'en veux du moins sortir en sage — ID., Lett. Cideville, 19 janv. 1736
- Un frêle appui guide ses pas pesants — C. DELAV., Paria, III, 1
Par extension. Un corps, une santé frêle.
- Mettant toujours ma frêle existence à l'ombre de vos ailes — VOLT., Lett. d'Argental, 24 oct. 1774
Fig.
- La beauté du visage est un frêle ornement — MOL., Femm. sav. III, 6
- Tandis que l'ennemi, par ma fuite trompé, Tenait après son char un vain peuple occupé, Et, gravant en airain ses frêles avantages, De mes États conquis enchaînait les images — RAC., Mithr. III, 1
Fig. C'est un frêle appui que le sien, c'est une bien faible protection que la sienne.
Historique
XIe s.
- Altens Noe, et al tems Abraham, Et à David, qui Deus par ama tant, Bons fut li secles, jamais n'ot si vailans ; Velz [vieux] est et frailes, tut s'en vat empirant — St Alexis, II
XIIe s.
- [Que] Karles remaigne por son droit à jugier ; Vielz est et frelles, ne puet mès chevauchier — Li coron. Looys, v. 368
XIIIe s.
- Quant il les voit devant ses iols [yeux] Malades et fraires et viols [vieux] — DU CANGE, fragilitatus.
XIVe s.
- Car li sires de Fiennes, connestable à present, Devient frailes et vielx.... — Guesclin. 16923
XVe s.
- Comme femme legere, frele et muable de courage — LOUIS XI, Nouv. LXIX.
XVIe s.
- Le vent elevoit en l'air un grand poulcier de ceste terre fresle [friable] que j'ay ditte — AMYOT, Sertor. 23
- Avoir les fondements trop frailes pour s'appuyer de sa propre force — MONT., I, 130
2 autres citations
- Mais tu ne veux, o fleur des jouvenceaux, Ta vertu vendre à si fresle despense : Le seul honneur te plaist pour recompense — RONS., 626
- ....Donné un fresle verre en lieu d'un diamant — ID., 708
Étymologie
Ital. fraile ; du lat. fragilis, qui, ayant l'accent sur frag, a donné régulièrement fraile ou frele ; de frangere, briser (voy. FRAGILE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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