mythe

nature
nom masculin
diction
[mit] · 1 syllabe
usage
11 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Récit fabuleux d'origine immémoriale contenant un sens allégorique fondateur d'une communauté humaine et de son environnement.
    • Vêtus de feuilles, les derniers bardes folklorisaient à l'envi, mais le goût des mythes, la mise en place des aventures, des épopées, l'instinct d'aller voir dans les âmes désertaient la lande […]. Charles Le Quintrec, La Bretagne de Charles Le Quintrec, Éditions C. Bonneton, 1984, p. 118
  2. Construction intellectuelle qui permet la cohésion d'un groupe humain ou son action.
    • Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, Albin Michel, 2007, chapitre 2
  3. familier Chose dont on entend parler mais qu’on ne voit jamais.
    • De façon très pédagogique, l’auteur décrypte le mythe de l’argent facile et propose surtout des pistes concrètes pour réduire l’endettement public élevé afin de retrouver des marges de manœuvre pour diriger le pays. Marie-Laetitia Bonavita, Jacques de Larosière: «On peut trouver 200 milliards d’économies sur dix ans», Le Figaro, Economie, 6 septembre 2024
  4. familier Personne connue et admirée de tout le monde grâce à son prestige.
    • Le proviseur est un mythe au collège.

Origine du mot

Du latin mythos, lui-même emprunté au grec ancien μῦθος, mûthos (« récit, fable »).

Dans le dictionnaire latin : mythos

Suivre son trajet sur la carte des origines

1873 — le Littré

MYTHE s. m. (mi-t')

1 Trait, particularité de la Fable, de l'histoire héroïque ou des temps fabuleux.

2 Particulièrement, récit relatif à des temps ou à des faits que l'histoire n'éclaire pas, et contenant soit un fait réel transformé en notion religieuse, soit l'invention d'un fait à l'aide d'une idée. Le mythe est un trait fabuleux qui concerne les divinités ou des personnages qui ne sont que des divinités défigurées ; si les divinités n'y sont pour rien, ce n'est plus mythe, c'est légende ; Roland à Roncevaux, Romulus et Numa, sont des légendes; l'histoire d'Hercule est une suite de mythes. Il n'est pas nécessaire que le mythe soit un récit d'apparence historique, bien que c'en soit la forme la plus ordinaire.

3Fig. et familièrement. Ce qui n'a pas d'existence réelle. On dit qu'en politique la justice et la bonne foi sont des mythes.

Étymologie

Μῦθος, récit, légende.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « mythe » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire