niaiserie
- nature
- nom féminin
- diction
- [njɛzəʁi] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Caractère d’une personne, d’une conduite ou d’une parole niaise.
- Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie. La Rochefoucauld, Maximes, 1664
-
Futilité, fadaise, baliverne, conte. Note d’usage : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
- Vous croyez donc… que les pièces comiques sont des niaiseries qui ne méritent aucune louange? Molière, Critique de l'École des femmes, 7, 1663
- péjoratif Petites choses, objets dénués de valeur, des breloques, des riens ; colifichets, pacotille, bijoux bon marché.
- Connerie.
Citation
Vous croyez donc.... que les pièces comiques sont des niaiseries qui ne méritent aucune louange ?
Origine du mot
Niaiser. — Littré, 1873
1873 — le Littré
NIAISERIE s. f. (ni-ê-ze-rie)
1 Chose niaise.
- Vous croyez donc.... que les pièces comiques sont des niaiseries qui ne méritent aucune louange ? — MOL., Critique, 7
- Cependant, comme si le christianisme et la croix de Jésus étaient une fable, nous n'avons d'ambition que pour la gloire du siècle ; l'humilité chrétienne nous paraît une niaiserie — BOSSUET, Sermons, Vertu de la croix, 2
4 autres citations
- Un monde qui n'est lui-même tout entier qu'un amas de niaiseries et d'extravagances — MASS., Carême, Injust. du monde.
- Préférer l'œuvre de Dieu, cet ouvrage si grand, si sublime, si honorable, aux niaiseries et aux inutilités des enfants du siècle — ID., Confér. Fuite du monde.
- Il [Voltaire] vous certifie pour la vingtième fois qu'il n'a point fait la plupart des niaiseries, c'est-à-dire des livres que vous lui imputez — VOLT., Mél. hist. Un chrét. contre six juifs, 12e niaiserie.
- Quand toute une nation ne sait plus s'occuper que de niaiseries, quelle attention peut-elle donner aux grandes choses ? — J. J. ROUSS., Polysyn. jugem.
Niaiseries emphatiques, pensées sans valeur émises avec la prétention de dire des vérités très profondes.
- L'approbation expresse ou tacite que donnèrent à ces niaiseries emphatiques [le système de Mably] des hommes tels que MM. de Bréquigny, du Theil, Gaillard, Dacier, montre à quel point la véritable science était alors timide et indécise — AUG. THIERRY, Consid. sur l'hist. de France, ch. III.
2 Le caractère de celui qui est niais. La niaiserie de ce jeune homme est incroyable. encore relevé aujourd’hui
- L'esprit du monde n'est qu'un esprit de niaiserie qui nous fait voir les choses niaises comme importantes — FLÉCH., Serm. I, 193
Historique
XVIe s.
- Le plus communement nous nous sentons plus esmeus des trepignements, jeux et niaiseries pueriles de nos enfants, que nous ne faisons aprez de leurs actions toutes formées — MONT., II, 71
Étymologie
Niaiser.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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