obstiné
- nature
- adj masculin
- diction
- [ɔpstine] · 3 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
-
Qui s’obstine ; qui est entêté ou acharné.
- Le cordonnier a repris son air rogue, son visage obstiné. Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
Nom 1
-
Homme qui s’obstine.
- L’obstiné ne veut rien céder ; il fait paraître un esprit de contrariété. Gabriel Girard, La justesse de la langue, 1718
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier du verbe obstiner.
- Seul le costaud ‒ nommé Bradford ‒ s’est obstiné à faire la moue, sous-entendant que j’en rajoutais pour faire l’intéressante. Serge Brussolo, Les dossiers de l’Agence 13 : Le Manoir de l’écureuil, 2017
Citation
Et je tremble toujours qu'un obstiné coupable Lui-même contre moi ne soit inexorable
1873 — le Littré
OBSTINÉ, ÉE part. passé (ob-sti-né, née)
d'obstiner
1 Attaché avec ténacité à quelque idée, opinion, sentiment, etc. encore relevé aujourd’hui
- Oui, seigneur, dans son mal Rome est trop obstinée — CORN., Cinna, II, 1
- Ce sexe en sa vengeance est le plus obstiné — ROTR., Bélis. I, 2
3 autres citations
- Et je tremble toujours qu'un obstiné coupable Lui-même contre moi ne soit inexorable — TH. CORN., Cte d'Essex, III, 4
- Mais le moyen de sauver des gens [les Juifs] si obstinés à se perdre ? — BOSSUET, Hist. II, 8
- Des ligueurs obstinés confonds les vains projets — VOLT., Henr. X
Substantivement. Un obstiné, une obstinée.
- Et la mort d'Adrian, l'un de ces obstinés — ROTR., St Genest, I, 7
- On le vit persuader des obstinés, adoucir des barbares — FLÉCH., Panég. I, 309
2 Il se dit aussi des choses.
- Ton Dieu sait ta faiblesse, et n'exige de toi Que la sincérité d'une solide foi, Qu'une vie obstinée à la haine du crime — CORN., Imit. IV, 8
- La sévérité des pharisiens était une sévérité présomptueuse et obstinée dans ses jugements — BOURDAL., 3e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. II, p. 342
3 autres citations
- Depuis plus d'une année, J'éludais tous les jours sa poursuite obstinée [une invitation à dîner] — BOILEAU, Sat. III
- Avec quels yeux cruels sa rigueur obstinée Vous laissait à ses pieds peu s'en faut prosternée ! — RAC., Phèdre, III, 1
- Rien n'excuse à présent votre cœur obstiné — VOLT., Orphel. V. 4
Il se dit d'un mal qu'on ne peut faire cesser. Goutte obstinée.
- C'est un rhume obstiné, sans doute — MOL., Tart. IV, 5
Synonyme
OBSTINÉ, OPINIÂTRE. Obstiné est, étymologiquement, celui qui se fixe, s'attache avec ténacité. Opiniâtre vient d'opinion, avec la finale péjorative âtre. Ces deux mots, à moins de quelque modificatif, marquent un excès. Mais, comme obstiné est en même temps le participe du verbe obstiner, il marque plus particulièrement un acte, tandis que opiniâtre marque plutôt un état habituel : obstiné dans cette résolution ; opiniâtre dans ses résolutions.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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