pêne
- nature
- nom masculin
- diction
- [pɛn] · 1 syllabe
- attesté
- Au plus tard au XVᵉ siècle
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
2 emplois spécialisés
-
Serrurerie
Partie d’une serrure qu’on fait aller et venir avec la clef et qui entre dans la gâche de manière à fermer la porte à laquelle est adaptée la serrure.
- Un serrurier fut requis, et on monta au premier étage. Après quelques difficultés, le pêne joua dans la serrure ; mais la porte me s'ouvrit pas. — Fermée en dedans, dit l'inspecteur, bien ! Adolphe Belot & Jules Dautin, Le Parricide, tome 1, 2ᵉ éd., Paris : chez E. Dentu, 1873, page 3
- Serrurerie Pièce mobile d'une serrure ou d'un verrou, qui, actionnée par une clé ou une poignée, pénètre dans la gâche et maintient le battant fermé.
Origine du mot
Anciennement pesne, altération de l’ancien français pesle, issu du latin pessulus (« verrou ») venant du grec ancien πάσσαλος, passalos (« piquet, cheville de bois »).
Dans le dictionnaire latin : pessulus
1873 — le Littré
PÊNE s. m. (pê-n')
1 Partie d'une serrure qui est poussée par la clef et qui ferme ou qui ouvre une porte en allant ou venant. encore relevé aujourd’hui
2 Pêne à demi-tour ou à ressort, l'espèce de pêne dont le bout est taillé en biseau et qu'on peut faire aller et venir sans le secours de la clef. Il est aussi dit simplement pêne. La porte n'est fermée qu'au pêne.
3 Pêne dormant, celui qui est retenu par un ressort ou par un arrêt ; c'est celui qui ne se meut qu'avec la clef.
4 Pêne en bord, celui qui passe le long du bord de la serrure et dont on se sert pour fermer les coffres. encore relevé aujourd’hui
5 Pêne à pignon, celui des serrures à plusieurs fermetures, et qui a, par conséquent, des ressorts multipliés.
Historique
XVe s.
- Nul serrurier ne pourra faire serrure de fer où le pesle soit fourchu, car elle seroit fausse — Ordonn. août 1489
- Pesles brisez doubles, gasches doubles.... — ib.
1 autre citation
- Ainsi m'ont amours abusé, Et pourmené de l'uys au pesle — VILLON, Grand test. Double ballade.
Étymologie
L'ancienne forme pesle indique l'origine : lat. pessulus, barre, verrou ; Pessulum est traduit dans un vieux lexique par clenche, qui est aussi une pièce de serrurerie ; génev. péclet, loquet d'une porte ; c'est pesclet, diminutif de pesle.
PÈNE s. f. (pè-n')
1Terme de marine. Réunion de brins de laine tordus en un cordon peu serré et formant une touffe, un pinceau pour le guipon à brayer.
2Terme de rubannerie. Pièce que l'on emploie au plus près des lisses, au moyen de la corde à encorder.
3 Pènes, les petites cordes qui pendent autour des chasse-mouches, ou caparaçons d'été, pour garantir les chevaux des mouches par leur agitation.
Étymologie
Ancien franç. pene, penne ou panne, étoffe, lambeau, du lat. pannus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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