perturbateur
- nature
- adj masculin
- diction
- [pɛʁtyʁbatœʁ] · 4 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- perturber
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui perturbe.
- Les élèves perturbateurs, c'est à la schlague qu'il faut les remettre au pas. Quant aux parents démissionnaires, on va leur supprimer les allocs ! Véronique Soulé, Sarkozy en Père Fouettard, dans Libération du 27 mars 2010
1 emploi spécialisé
- Mécanique Qualifie une force qui trouble la régularité des mouvements.
Nom 1
-
Celui qui cause du trouble.
- Reconnaissant la gêne qu'il cause aux autres, il se donne l'identité d'un perturbateur, mais renvoie une mauvaise image des autres, maîtres ou élèves. Bernard Gaillard, Suivi et accompagnement psychologiques en milieu scolaire, 2000
Citation
Il valait cent fois mieux être le protecteur de la philosophie que le perturbateur de l'Europe [il s'agit du roi de Prusse]
Origine du mot
Du latin perturbator.
Dans le dictionnaire latin : perturbator
1873 — le Littré
PERTURBATEUR, TRICE s. m. et f. (pèr-tur-ba-teur, tri-s')
1 Celui, celle qui cause du trouble. Ennemi de l'autorité, de la justice, du repos et de la réputation de Sa Majesté, perturbateur du bien public... le Pacifique ou l'antisoldat (brochure publiée vers 1600). encore relevé aujourd’hui
- Il valait cent fois mieux être le protecteur de la philosophie que le perturbateur de l'Europe [il s'agit du roi de Prusse] — VOLT., Lett. d'Alembert, 25 avr. 1760
- Pourriez-vous nous trouver de ces perturbateurs Du repos du parterre et des pauvres auteurs, Contre les nouveautés signalant leurs prouesses, Et se faisant un jeu de la chute des pièces ? — PIR., Métrom. IV, 10
2 autres citations
- Je me dois d'autant plus cette justice que j'ai été dénoncé comme perturbateur de la paix, c'est-à-dire comme perturbateur des abus — MIRABEAU, Collection, t. I, p. 53
- La déclaration que Napoléon, s'étant constitué ennemi et perturbateur du repos public, n'était plus sous la protection d'aucun traité ni d'aucune loi — VILLEMAIN, Souv. contemp. les Cent-Jours, ch. 3
2 Adj. Qui trouble. encore relevé aujourd’hui
- Le fanatisme de religion et l'esprit de conquête, ces deux causes perturbatrices du globe, ne sont plus ce qu'elles étaient — RAYNAL, Hist. phil. VI, 1
Terme de mécanique. Force perturbatrice, force qui trouble la régularité des mouvements.
- Les variations auxquelles peut être sujet le grand axe d'une planète par les forces perturbatrices provenant de l'action des autres planètes — LAGRANGE, Instit. Mém. scienc. 1808, p. 6
Méthode ou médecine perturbatrice, méthode de traitement consistant dans l'emploi de moyens actifs qui tendent à troubler et à abréger la marche des maladies.
Historique
XVIe s.
- Coulpables de leze-majesté et perturbateurs du repos public de ce royaume — CONDÉ, Mémoires, p. 646
Étymologie
Lat. perturbatorem, de perturbare, de per, et turbare, troubler.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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