prédicant
- nature
- nom masculin
- diction
- [pʁedikɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
2 emplois spécialisés
-
Religion
Celui qui prêche, prédicateur.
- Avec quel air de componction il fermait les yeux, feignant de prier et de se recueillir, alors que le prône du prédicant l’affectait de la plus agréable somnolence. Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830
-
Religion
Ministre de la religion protestante, dont la fonction est de prêcher.
- Le roi disait : « Ventre-saint-gris ! j’aurais envie, pour les calmer, qu’on me les cousît deux à deux, dans un sac, moine enragé et prédicant de l’Évangile frénétique, et qu’en la Loire, ainsi qu’une portée de chats, on les jetât. » Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919
Adjectif 1
- péjoratif Qualifie un ton, un style qui a de la solennité, de la raideur.
Citation
Vous savez qu'un prédicant de village, qui a voulu excommunier M. Rousseau, a été réprimandé par un roi héros et philosophe
Origine du mot
En français, le substantif apparaît au plus tard en 1523, dans une sottie : Sottie des Béguins, parue à Genève. Il serait dérivé de predikant, terme originaire du sud de l’Allemagne et de la Suisse alémanique, dès la deuxième moitié du xvᵉ siècle, soit avant la Réforme. Il connaît alors un certain succès en Suisse romande et en particulier sous la plume de Calvin : il qualifie le prédicateur protestant. À partir de la fin des années 1550, il s’impose presque brutalement, tant dans les actes royaux que dans le langage des catholiques, avec une dépréciation du terme. Du latin praedicare.
Dans le dictionnaire latin : praedicare
1873 — le Littré
PRÉDICANT s. m. (pré-di-kan)
Terme de dénigrement. Ministre protestant. encore relevé aujourd’hui
- Georges Vischard, un des prédicants de la Réforme — BOSSUET, Déf. Variat. 1er disc. § 40
- Vous savez qu'un prédicant de village, qui a voulu excommunier M. Rousseau, a été réprimandé par un roi héros et philosophe — VOLT., Quest. mir. Lett. 4
1 autre citation
- Lorsqu'un père de famille aura été condamné aux galères perpétuelles, soit pour avoir donné retraite chez soi à un prédicant, soit pour avoir écouté son sermon dans quelques cavernes — ID., Pol. et lég. Comm. délits et peines, 27
Historique
XVIe s.
- Ministres. qui furent par nous appelez predicanz — PASQUIER, Recherches, liv. VIII, p. 738, dans LACURNE
- Le precheur se mit en colere, et va dire tout haut par une autorité de predicant.... — DESPER., Contes, XXXII
Étymologie
Lat. praedicare (voy. PRÊCHER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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