puisque
- nature
- con
- diction
- [pɥiskə] · 2 syllabes
- usage
- 191 par million de mots
Sens et définitions
Conjonction 3
-
Sert à marquer une cause, un motif, une raison.
- Gaston craque dans l’âtre une longue allumette nommée « togearde » puisque fabriquée par les paysans de Toges, un village de l’Argonne ardennaise. Yanny Hureaux, Le Pain de suie, Jean-Claude Lattès, 1999
-
Exclamation.
- Puisque je vous le dis !
-
Marque une raison d’énoncer la proposition principale.
- " […] car que ferais-je ici, puisque le seul homme qui me retenait à la vie n'est plus ? " Montesquieu, Extrait des Lettres persanes
Citation
Puisqu'on plaide et qu'on meurt et qu'on devient malade, Il faut des médecins, il faut des avocats
Origine du mot
Puis, et que ; génev. puique. Palsgrave, p. 62, dit, au XVIe siècle, qu'on prononce puique. — Littré, 1873
1873 — le Littré
PUISQUE conj. (pui-sk')
qui marque la cause, le motif. encore relevé aujourd’hui
- Puisqu'on plaide et qu'on meurt et qu'on devient malade, Il faut des médecins, il faut des avocats — LA FONT., Fabl. XII, 27
- Pourquoi m'en donneriez-vous la peine, puisque vous voilà ? — MARIV., le Legs, sc. 10
1 autre citation
- Tout vous est pardonné, puisque je vois vos pleurs — VOLT., Alz. v, 7
Quelquefois on sépare puis de que.
- Puis donc que vous trouvez la mienne [faute] inexcusable — CORN., Médée, II, 6
- Puis donc qu'on nous permet de prendre Haleine, et que l'on nous défend de nous étendre — RAC., Plaid. III, 3
Remarque
L'e de puisque ne s'élide que lorsqu'il est suivi de il, ils, elle, elles, on, un, une, ou d'un mot avec lequel cette conjonction est immédiatement liée : Puisqu'ainsi est, puisqu'il le veut. Mais on écrira sans apostrophe : Puisque aider les malheureux est un devoir.
Synonyme
CAR, PUISQUE. Car marque qu'on va donner la raison d'une proposition principale. Puisque marque qu'on va rappeler cette raison déjà connue explicitement ou implicitement. Jamais on ne mettrait puisque en tête d'une raison nouvelle. Je vais me coucher, car je me sens malade (je vous apprends ma maladie). Je vais me coucher, puisque je me sens malade (je vous rappelle ma maladie que vous savez déjà).
Historique
XIe s.
- Puis que serement li est jugied, ne l'en pot pas puis lever [déposséder], par le jugement de Engleterre — Lois de Guill. 25
XIIe s.
- Tuit mi penser sont à ma douce amie, Puis que je sai mon cuer en sa baillie — Couci, II
- À tort s'en plaint li uns, puisque l'autre s'en loue — Sax. XVII
XIIIe s.
- Sire, si ferai-je, puisque vous le voulez — Berte, CXXI
- Et neporquant [cependant] j'ai mains anuis Soffers et maintes males nuis, Puis que [depuis que] j'oi [j'eus] la rose baisie — la Rose, 3503
XVe s.
- Les compagnons ne furent mie bien assurés de ces paroles ; car nul ne meurt volontiers, puis qu'il peut finer par autres gages [quand il peut sortir d'embarras autrement] — FROISS., I, 1, 242
XVIe s.
- Puis donc que ces loyers d'honneur n'ont aultre pris que.... — MONT., II, 65
- Nostre defense a esté juste puis que forcée — D'AUB., Hist. I, 70
Étymologie
Puis, et que ; génev. puique. Palsgrave, p. 62, dit, au XVIe siècle, qu'on prononce puique.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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