quint
- nature
- adj
- diction
- [kɛ̃] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
archaïque Cinquième. On ne l’emploie plus guère que dans ces dénominations :
- L’empereur Charles Quint ; le pape Sixte Quint.
1 emploi spécialisé
- Médecine vieilli Qui survient avec un intervalle de cinq jours.
Nom 1
1 emploi spécialisé
-
Histoire
Cinquième partie dans quelque somme, dans quelque marché, dans quelque succession.
- Tout vassal qui vend un fief doit au seigneur supérieur le quint, c'est-à-dire la 5ᵉ partie du fief, et le requint, c'est-à-dire la 5ᵉ partie du quint. Ce droit est dû, comme le dit fort bien un ancien jurisconsulte, « pour et au lieu de l'assentiment du seigneur ». Stéphen Leroy, Essai sur les institutions de la principauté de Sedan, Sedan : chez Jules Laroche, 1890, p. 13
Citation
Il ne fut que trop manifeste que la plupart [des contribuables] payèrent le quint, le quart, le tiers de leurs biens par cette dîme seule
Origine du mot
Du latin quintus (sens identique).
latin — abalienatus « Quint »
latin — abdicatio « Quint »
latin — abdicatus « 1° Quint »
Dans le dictionnaire latin : quintus
1873 — le Littré
QUINT s. m. (kin)
1 La cinquième partie d'un revenu, d'une succession (inusité ; aujourd'hui on dit le cinquième). encore relevé aujourd’hui
- Il ne fut que trop manifeste que la plupart [des contribuables] payèrent le quint, le quart, le tiers de leurs biens par cette dîme seule — SAINT-SIMON, 284, 116
- Les obligations des mineurs [en Amérique] se réduisent à livrer au roi le cinquième de l'or que des opérations plus ou moins heureuses leur rendent ; ce quint fut autrefois considérable — RAYNAL, Hist. phil. IX, 23
2Terme de jurisprudence féodale. Droit de la cinquième partie du prix d'un fief qu'on payait au seigneur dont le fief était mouvant.
Droit de quint et de requint, droit de prendre la cinquième partie et le cinquième du cinquième du prix d'un fief ; c'étaient 24 livres sur 100.
Adj. Cinquième ; usité seulement en ces noms-ci : Charles-Quint ; Sixte-Quint.
Historique
XIe s.
- Li quint [le cinquième tour] après lur est pesant et gref — Ch. de Rol. CXXV
XIIe s.
- Il ne verra passer le qint mois ne le quart — Sax. XXIX
- Quant heritages est vendus, s'il est de fief, li sires a le quint denier de le [la] vente, c'est à savoir : de cent sous vingt sous — BEAUMANOIR, XXVII, 7
XVIe s.
- Les propres, ou du moins les deux tiers, ou quatre quints d'iceux demeureront francs et quittes aux parents lignagers — LOYSEL, 329
Étymologie
Provenç. quint ; espagn. et ital. quinto ; du lat. quintus, cinquième, de quinque, cinq.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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