routier

nature
adj masculin
diction
[ʁutje] · 2 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Restaurant qui accueille ceux qui se déplacent sur les routes.
    • Le soir, nous faisons halte dans un vallon, à quelques kilomètres au sud de Banswara, pour nous y restaurer. Manish nous suggère plusieurs routiers le long de la route, mais je ressens l’envie de cuisiner à la belle étoile, au feu de bois. Ram V (scénario), Filipe Andrade (dessin), Maxime Le Dain (traduction), Le dernier festin de Rubin, Urban, 2024, page 44
  2. Conducteur de camion ou de camionnette, qui assure le transport par la route.
    • Les deux routiers sont attablés, occupés à exterminer en silence un plateau de fromages et les deux kils de rouge qui vont avec. Pascal Perbet, Tribu Vivaldi, Éditions Julliard, 2015, chap. 1
  3. Demi-baguette dans laquelle on met des frites, une viande cuite à la friture et éventuellement de la sauce.
2 emplois spécialisés
  1. Cartographie Livre qui marque, qui enseigne les routes de mer, les caps, les fonds, les ancrages, etc., particulièrement pour les voyages au long cours, d’échelle généralement inférieure à 1/4 000 000.
    • Le routier de la méditerranée. Le routier des Indes. Le grand routier.
  2. Histoire Homme de guerre faisant partie de bandes de soldats d’aventure.
    • Ici la flamme des tisons rougeoya et bleuit, et les faces des routiers bleuirent et rougeoyèrent. Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842

Adjectif 3

  1. Qui concerne la route.
    • Place Charles-Surugue, des feldgendarmes apprennent aux Auxerrois à traverser dans les passages cloutés qu’ils semblaient ignorer. C’est une leçon de prévention routière avant la lettre. Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Éditions sociales, Paris, 1977, page 69
2 emplois spécialisés
  1. Cyclisme Cycliste qui dispute des épreuves sur route.
  2. Aides à la navigation fluviale et maritime Recueil de cartes marines qui couvrent de grandes étendues, et accompagnées d'instructions nautiques correspondantes.

Citation

Les parties des cartes qui représentent les mers, ou seulement les côtes, ont encore leurs difficultés particulières ; on ne peut trop ramasser, trop comparer de journaux de pilotes et de routiers
Fontenelle, Delisle.

Origine du mot

Bas-lat. ruptarius, de rupta, troupe, bande, division, de ruptus, rompu (voy. ROMPRE). — Littré, 1873

1873 — le Littré

ROUTIER1 s. m. (rou-tié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des rou-tié-z exacts)

Livre qui enseigne les chemins, les routes. encore relevé aujourd’hui

Adj. Carte routière, carte où les routes sont marquées.

Particulièrement. En termes de marine, livre contenant, avec des cartes marines, des instructions utiles aux pilotes et aux capitaines pour la navigation dans certains parages.

  • Routier est l'adressement des chemins par mer, et aussi par terre ; de là le livre des adresses de mer porte ce titre : Routier et pilotage de mer — LE P. RENÉ FRANÇOIS, 1621, dans JAL
  • [Les professeurs d'hydrographie] tiendront quatre jours au moins de chaque semaine leurs écoles ouvertes, dans lesquelles ils auront des cartes, routiers, globes, sphères, boussoles, arbalètes, astrolabes, etc. — Ordonn. d'août 1681, I, VIII, 3
1 autre citation
  • Les parties des cartes qui représentent les mers, ou seulement les côtes, ont encore leurs difficultés particulières ; on ne peut trop ramasser, trop comparer de journaux de pilotes et de routiers — FONTEN., Delisle.
Étymologie

Route.

Supplément au dictionnaire

1. ROUTIER. Ajoutez :

2 Qui va sur les routes ordinaires.

  • Hier matin a eu lieu, à Rouen, l'essai d'une locomotive routière — Journ. offic. 19 oct. 1873, p. 6447, 1re col.

ROUTIER2 s. m. (rou-tié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des rou-tié-z exercés)

1 Celui qui sait bien les routes (sens propre, peu usité).

Terme de forestier. Anciens gardes supprimés en 1669.

2Fig. Celui qui a de l'expérience, qui connaît les finesses.

  • Je dois être routier à la guerre d'amour — RÉGNIER, Épît. II
  • Le sultan fit venir son visir le renard, Vieux routier et bon politique — LA FONT., Fabl. XI, 1
3 autres citations
  • Un rat sans plus s'abstient d'aller flairer autour ; C'était un vieux routier ; il savait plus d'un tour ; Même il avait perdu sa queue à la bataille — ID., ib. III, 18
  • Le vieux maréchal de Villeroy, grand routier de cour — SAINT-SIMON, 133, 225
  • Tout routier qu'il était, il ne se défiait nullement d'elle — LESAGE, Guzm. d'Alf. I, 2
Historique

XVe s.

  • Et plusieurs autres grans seigneurs et capitaines et routiers de guerre, fleur de droictes gens d'armes, qui par très long temps avoient suivi la guerre — MONSTREL., t. II, p. 196, dans LACURNE

XVIe s.

  • Quand ce vint au squadron des vieux routiers Macedoniens, là fut le plus fort de la meslée — AMYOT, P. Aem. 35
  • Incontinent après s'y estre raffraischy, il alla en vray et routier courtisan trouver M. de Guyse pour le remercyer — CARL., VIII, 9
Étymologie

Route.

Supplément au dictionnaire

2. ROUTIER. Ajoutez :

1 Celui qui parcourt habituellement les routes.

  • Quant aux anciens [porte-balles qui parcourent l'Algérie] qui ont perdu les qualités physiques propres à la vie de routier — ARNAUD, Journ. offic. 26 févr. 1876, p. 1473, 1re col.
  • Quand deux routiers associent leurs capitaux, ils voyagent ensemble — ib.

ROUTIER3 s. m. (rou-tié)

Nom donné dans le moyen âge, tantôt à des bandes de pillards, tantôt à des troupes légères.

  • Souvent même ces routiers eurent des chefs d'un courage et d'un talent distingués, que les rois se trouvèrent fort heureux d'engager à leur service — LEGRAND D'AUSSY, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. II, p. 325
Historique

XIIIe s.

  • Puis ala tant par le païs, Qu'en Pulle vint, si fu routiers, Et tint sergans et cevaliers, Tant que toute Pulle conquist — PH. MOUSKES, ms. p. 446, dans LACURNE

XVe s.

  • C'estoit fait de lui, si en celle heure, par aucune infortune, il fust escheu es mains des routiers qui aval Bruges estoient — FROISS., liv. II, p. 182, dans LACURNE
Étymologie

Bas-lat. ruptarius, de rupta, troupe, bande, division, de ruptus, rompu (voy. ROMPRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « routier » du Wiktionnaire.

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