boutade
- nature
- nom féminin
- diction
- [butad] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Caprice, saillie d’esprit et d’humeur ^([1]) ^([2]).
- Et satisfait outre mesure de cette boutade philosophique, qui lui paraissait pleine d’à-propos, le Canadien s’enveloppa d’un épais nuage de fumée. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858
- vieilli Vers faits par caprice ^([2]).
-
vieilli Danse figurée, petit ballet impromptu ^([2]).
- Elles vous prient de ne plus tant danser la boutade et de choisir quelque danse plus grave comme les branles ou la pavane. Vincent Voiture, Lettres 102, 1649
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boutader.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boutader.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe boutader.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe boutader.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe boutader.
Citation
M. de Richelieu et M. de Rohan étaient gens à boutades qui ne donnèrent pas peu d'affaires aux autres
Origine du mot
Bouter. L'ancienne forme était boutée, qui fut longtemps usité seul ; boutade fut fait dans le XVIe siècle, d'après les formes espagnole et italienne. — Littré, 1873
1873 — le Littré
BOUTADE s. f. (bou-ta-d')
1 Coup porté, saillie d'esprit ou d'humeur, caprice. encore relevé aujourd’hui
- Pousser jusqu'à l'excès ma critique boutade — BOILEAU, Sat. XI
- M. de Richelieu et M. de Rohan étaient gens à boutades qui ne donnèrent pas peu d'affaires aux autres — SAINT-SIMON, 18, 210
2 autres citations
- Eh bien ! souperons-nous avant la promenade ? - Non, je jeûne ce soir. - D'où vient cette boutade ? — MOL., Éc. des femmes, IV, 8
- Vient-il de la province une satire fade, D'un plaisant du pays insipide boutade, Pour la faire courir on dit qu'elle est de moi — BOILEAU, Ép. VI
Par extension, petite pièce de vers où l'on décharge sa mauvaise humeur sur les hommes et sur les choses. C'est une espèce de satire, mais courte, sans plan et sans prétention.
2 Ancienne danse. non relevé aujourd’hui
- Elles vous prient de ne plus tant danser la boutade et de choisir quelque danse plus grave comme les branles ou la pavane — VOIT., Lett. 102
Historique
XVIe s.
- Je hazarde souvent des boutades de mon esprit, desquelles je me desfie — MONT., IV, 64
- Qui ne juge que ce sont boutées d'un courage eslancé hors de son giste ? — ID., II, 22
Étymologie
Bouter. L'ancienne forme était boutée, qui fut longtemps usité seul ; boutade fut fait dans le XVIe siècle, d'après les formes espagnole et italienne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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